09.05.2008

Article issu de la Libre Belgique

Le poids des secrets de famille
Par Camille Perotti

Mis en ligne le 11/04/2008
Maryse Wolinski porte un regard intime et élégant sur trois générations de femme.



D'abord, il y a Marta, femme mystérieuse bousculée par l'Histoire. Brillante violoniste juive née à Prague, elle est consacrée à Vienne où les affres de la Seconde Guerre mondiale la rattrapent. Au sommet de la gloire, elle fuit à travers champs et forêts, aidée par un Autrichien, son amant Wilfried Strauss-Schriver qui finira par être fusillé, accusé de traîtrise. Recueillie par Pierre qui l'aimera immensément, elle se rétablit et donne naissance à une petite fille, Cécile, avant de s'enfuir de nouveau, quelques années plus tard, aux Etats-Unis d'Amérique, avec l'espoir illusoire de retrouver sa renommée passée.

Cécile, se sentant abandonnée par sa mère, n'a de cesse de rechercher une allure, un parfum, un signe de son retour, en vain. A dix-sept ans, elle part vivre sa vie et fait carrière dans le cinéma. De sa rencontre avec Simon Stern, gynécologue, naît Esther.

Esther ne ressemble à personne mais a hérité de la passion de la musique de sa grand-mère et son tempérament fougueux. Elle a fait le choix de se consacrer à l'humanitaire, une vie généreuse sans attache, pensant prendre la vie à bras-le-corps alors que ces voyages sont sans doute, aussi, une forme d'échappatoire. Car sur Esther pèse les non-dits de plusieurs générations, elle a des difficultés à trouver sa place et s'interroge sur la transmission : "Que de difficultés à surmonter entre une grand-mère amnésique ou mythomane et déjà sur l'autre rive, un grand-père perdu dans des rêves périmés, une mère décidée à abattre les montagnes du passé et un père qui n'a pas laissé de traces ! Peut-on se construire sans histoire originelle ? Peut-on grandir ? Peut-on aimer ? Peut-on connaître le bonheur ? Le bonheur se passe-t-il de vérités ?"

SENTIMENT D'ÉTRANGETÉ

Maryse Wolinski, journaliste et auteure de nombreux romans, raconte ces trois femmes qui se perdent dans leurs pensées et replongent dans leurs souvenirs mettant à jour blessures et tristesses, déceptions et joies, en ce jour particulier : les 90 ans de Marta.

Malgré une fin assez prévisible, Maryse Wolinski dresse le portrait d'une famille matriarcale, un roman-miroir qui pousse le lecteur à s'interroger sur sa propre histoire, à l'image d'Esther. Dans quelle mesure sommes-nous les héritiers des générations précédentes ? Comment trouver sa place quand on connaît si peu le passé de sa famille et que les non-dits et les secrets règnent ? Faut-il briser ces tabous, aborder ces sujets que l'on devine douloureux mais cruciaux ? Dans une écriture élégante, l'auteure explore ce sentiment d'étrangeté que l'on ressent parfois avec les membres de sa propre famille, ces personnes que l'on côtoie et que l'on croit connaître, mais qui se révèlent aussi de parfaits étrangers. Un roman subtil sur la filiation.
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08.05.2008

Article sur le blog à plumes

3b03af542200157fbfc38a9e2aa44923.jpgMaryse Wolinski : un roman de la transmission
D’abord, il y a Marta, femme mystérieuse bousculée par l’Histoire. Brillante violoniste juive née à Prague, elle est consacrée à Vienne où les affres de la Seconde Guerre mondiale la rattrapent. Au sommet de la gloire, elle fuit à travers champs et forêts, aidée par un Autrichien, son amant Wilfried Strauss-Schriver qui finira par être fusillé, accusé de traîtrise. Recueillie par Pierre qui l’aimera immensément, elle se rétablit et donne naissance à une petite fille, Cécile, avant de s’enfuir de nouveau, quelques années plus tard, aux Etats-Unis d’Amérique, avec l’espoir illusoire de retrouver sa renommée passée.
Cécile, se sentant abandonnée par sa mère, n’a de cesse de rechercher une allure, un parfum, un signe de son retour, en vain. A dix-sept ans, elle part vivre sa vie et fait carrière dans le cinéma. De sa rencontre avec Simon Stern, gynécologue, naît Esther.
Esther ne ressemble à personne mais a hérité de la passion de la musique de sa grand-mère et son tempérament fougueux. Elle a fait le choix de se consacrer à l’humanitaire, une vie généreuse sans attache, pensant prendre la vie à bras-le-corps alors que ces voyages sont sans doute, aussi, une forme d’échappatoire. Car sur Esther pèse les non-dits de plusieurs générations, elle a des difficultés à trouver sa place et s’interroge sur la transmission : “Que de difficultés à surmonter entre une grand-mère amnésique ou mythomane et déjà sur l’autre rive, un grand-père perdu dans des rêves périmés, une mère décidée à abattre les montagnes du passé et un père qui n’a pas laissé de traces ! Peut-on se construire sans histoire originelle ? Peut-on grandir ? Peut-on aimer ? Peut-on connaître le bonheur ? Le bonheur se passe-t-il de vérités ?”
SENTIMENT D’ÉTRANGETÉ
Maryse Wolinski, journaliste et auteure de nombreux romans, raconte ces trois femmes qui se perdent dans leurs pensées et replongent dans leurs souvenirs mettant à jour blessures et tristesses, déceptions et joies, en ce jour particulier : les 90 ans de Marta.
Malgré une fin assez prévisible, Maryse Wolinski dresse le portrait d’une famille matriarcale, un roman-miroir qui pousse le lecteur à s’interroger sur sa propre histoire, à l’image d’Esther. Dans quelle mesure sommes-nous les héritiers des générations précédentes ? Comment trouver sa place quand on connaît si peu le passé de sa famille et que les non-dits et les secrets règnent ? Faut-il briser ces tabous, aborder ces sujets que l’on devine douloureux mais cruciaux ? Dans une écriture élégante, l’auteure explore ce sentiment d’étrangeté que l’on ressent parfois avec les membres de sa propre famille, ces personnes que l’on côtoie et que l’on croit connaître, mais qui se révèlent aussi de parfaits étrangers. Un roman subtil sur la filiation.
"La mère qui voulait être femme", Maryse Wolinski, Seuil, 216 pp., env. 17 €
Critique parue dans le cahier "Lire" du 11/04/2008


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06.05.2008

article issu du "devoir.com"

Le phénomène des mères
Par Guylaine Massoutre

Edition du 03 au 04 mai 2008
Incontournable sujet de l'heure, les génitrices font la saison. Cinq écrivains les mettent en vedette: Tahar Ben Jelloun livre la jeunesse de sa mère; Patrick Reynal dépeint Marie Pfister, mère de sa mère, déportée à Ravensbrück; Jean-Yves Cendrey liquide «manman», quelle rage; Maryse Wolinski regarde la transmission féminine; et Karine Rysset, la plus jeune, pèse le fait de vouloir un enfant ou non.
Qu'on pense aux conférences d'Hélène Cixous, Obstétriques de la littérature, en 2000. Huit ans plus tard, des titres en rafales. D'Avril Ventura, Ce qui manque, au Seuil. De l'Américain Donald Antrim, La Vie d'après, à L'Olivier. Du Suisse Jacques Chessex, Pardon mère, chez Grasset. Pouvait-on oublier, après Louise Dupré ou Claire Castillon, ce que nous font les mères?

Tradition marocaine

68b82038326d0bba66f8053d2da23ce6.jpgSur ma mère, de Tahar Ben Jelloun (Gallimard), conjugue mariage, murmures, médina de Fès, Maroc et maladie. Au chevet de Lalla Fatma (1920-2002), sa mère atteinte d'alzheimer, il entoure de piété filiale la femme aux cheveux voilés, plein de «respect quasi religieux» et de «soumission irrationnelle».
Mariée trois fois à des inconnus, livrée la nuit de ses noces, elle n'est plus que racine agrippée à sa maison. Une vie de femme sans joie signe son destin. La coutume est au centre de ce récit, émouvant mais conservateur, dont le pivot est 1944, année de naissance de Ben Jelloun. On y entrevoit le temps de ses meilleurs livres, tel Moha le fou, Moha le sage, écrit en 1977; la colère contre sa patrie a disparu. De Fès à Tanger, du régime français à celui du Coran, le huis clos de la famille est présenté comme un équilibre fragile mais constant.
La fin de vie de cette femme tient pourtant à des mains féminines, infirmières et employées, comme cette Keltoum, bonne à tout faire, préposée aux soins qui lave, nettoie, veille, accompagne la déchéance et le délire, la souffrance et les caprices, ange gardien et matrone de l'intimité. Sans elle, la tradition s'effondre et le livre n'existe pas. La colère de Keltoum demeure l'énigme, au fond.

Histoire française

61feddb54a0698c8e202425f7b33720e.jpgLettre à ma grand-mère, de Patrick Raynal (Flammarion), ancien directeur de la Série Noire et directeur de la collection «Fayard Noir», commente le journal rédigé par Marie Pfister, matricule 38971, après sa déportation. Soixante ans plus tard, Raynal découvre ce document, écrit par celle qui l'a élevé. Le secret d'une famille «banale» est éventé: «divisée entre résistants héroïques et collabos de choc», celle-ci incarne la cohabitation violente des extrêmes, préjugés de classe, convictions opposées et religions incompatibles.
Raynal ne mâche pas ses mots. Militant communiste, petit-fils d'un général admiré et fils d'un homme honni, il dépeint, narquois, ce qu'il déteste avec férocité. Ce récit de vie, croqué à la façon de Queneau, interroge la mémoire enfouie sur la torture, la résistance, la survivance, la résilience. Cette femme à l'esprit bravache, aux souvenirs cocasses et au courage miraculeux, mérite la fidélité dont Raynal gomme les effets trop particuliers. Son exorcisme télescope l'ordinaire avec la liberté d'une nation.


Matricide

6e069d1989235db3a8631270b55d42bb.jpgLa maison ne fait plus de crédit, de Jean-Yves Cendrey (L'Olivier), est un brûlot sur la famille, dernier épisode d'un cycle autobiographique: Les Jouets vivants et Jouissances du remords. La parole est à l'amant, un beauf pathétique, au verbe envoyé bien tassé. Il y a mille exclamations, des pensées tordues, explosives, vengeresses. Chaque page exulte une envie de tuer la mère: «Je vois le corps blafard de la manman flotter dans ce sarcophage d'émail entartré.»
Îdipe, dans sa phase obscène, se laisse aller à la haine, fils envahi de mépris dans un faux habit d'amant. Dans ce théâtre à distancer de l'auteur, le monologue révolté se présente en creux, au bout d'une misanthropie phobique, obsédée des «famille, je vous hais». Le sismographe du bon goût oscille. «Les mots sont doués pour simuler», prévient le monstre, déjà entré dans sa stratégie à insulter. «Prenez les suivants, prenez-les tous, ces livres poisseux, et sentez votre estomac se soulever.»
Pour le florilège maternel, mère patrie y compris, prière de repasser. Pourquoi penser? Pourquoi croire? Si ça va si mal, pourquoi ne pas en finir? Parce que, selon Cendrey et non son personnage, la veulerie n'est pas une impasse, et l'hypocrisie, une arnaque impunie. Chaque mot médiocre, à retourner, est une grenade dégoupillée.


Identités puzzle

de96b33c2ea066b61d9fdd0cd8dca5f1.jpgLa mère qui voulait être une femme, de Maryse Wolinski (Le Seuil), campe les relations difficiles entre trois femmes sensibles de trois générations d'une famille juive. Le roman débute et finit aux 90 ans de Marta, avec sa fille et sa petite-fille, musicienne comme Marta. Entre elles, l'histoire creuse des silences, malentendus et choses tues distillés avec précaution.
Ce livre propose un retour à l'intime dans le bruit de la vie. Entre la tyrannie du souvenir et les limites de la liberté, la vie douce-amère se reconduit à l'identique. Consolation, la musique se rit des questions sans réponse et des mots manquants. Par-delà les générations, elle seule engendre une réparation.

5a9f772945837a984d1c7bda0fb29da3.jpgComme une mère, de Karine Rysset (L'Olivier), quatrième roman en cinq ans, est une histoire farfelue d'accouchement sous X, à côté de celui d'un bébé mort à peine né. La mère en peine s'empare du bébé en santé. L'astuce de Rysset, mettre en parallèle et inverser les émotions des deux mères, la voleuse et la dérobée, décrit l'ambivalence face au désir d'enfant.
Désir du désir ou vide mal comblé, la maternité: ces deux romancières substituent l'expérience romanesque à la perte intériorisée. Reste de ce contact en soi à écrire de quoi elles sont flouées.

Collaboratrice du DevoirArticle en ligne en cliquant ici !

05.05.2008

Radio Suisse Romande

8a7fcbb041fdf05bb807c60d601cffd2.jpgsamedi 05 avril 2008
Portrait de femmes


Entretien avec Maryse Wolinski, auteure de "La mère qui voulait être femme".

Dans ce roman l'auteure brosse le portrait de 3 générations de femmes éprises de liberté et qui cherchent l’amour absolu.

C’est une journée particulière. Marta ancienne violoniste célèbre, fête ce soir ses quatre-vingt-dix ans. Sa fille, Cécile, prépare la réception et sa petite fille de trente ans, Esther, s’apprête à donner un solo de violon pour l’occasion.
Au fil des heures, alors que la soirée approche, les trois femmes replongent dans leurs souvenirs. Vie flamboyante ou égarée, abandon, trahison, plaisir et chagrin…

A travers ces regards croisés se révèlent progressivement trois cheminements dont la singularité vient se briser sur un même secret. Et sur la même Histoire.

L'auteur

Maryse Wolinski a été journaliste, scénariste pour la télévision et parolière. Elle a publié une Lettre ouverte aux hommes qui n'ont rien compris aux femmes, plusieurs romans dont La femme qui aimait les hommes, ainsi qu'un essai très remarqué sur le mythe de l'éternelle jeunesse: Nous serons tous jeunes et beaux.

Pour écouter l'émission, cliquez-là !

Le pouvoir des femmes

e50588e77ed4bc35ae07ea5561d7272f.jpgRetrouvez l'émission Apostrophe du 22 avril 1988 sur le site de l'INA, en cliquant là !

Cette émission sur le thème "le pouvoir des femmes" étaient invités :

- Catherine JAJOLET et Marcel BISIAUX pour "A ma mère": enquête sur l'image de la mère chez les écrivains. Commentaires des invités de l'émission . José Luis de VILLALONGA auteur de "Ma vie est une fête" exprime sa totale fascination pour la Femme, comparée à un cheval de course, et notée selon la nationalité.
- Jean FERNIOT auteur de "Soleil orange", histoire d'un homme victime des femmes définit la femme comme un être de passion face à l'homme, être d'habitude.
- Maryse WOLINSKI a écrit "Au diable vauvert", roman d'une femme partant à l'assut de sa destinée, c'est à dire le pouvoir dans une grande famille du Bordelais.
- Yann QUEFFELEC est l'auteur d'un roman russe des Vosges françaises: "La femme sous l'horizon": une famille d'exilés russes qui se déchirent dans un manoir hallucinant.

A redécouvrir !

Pages d'écriture

Mère et femme ...femme et mère.
"La mère qui voulait être femme" Maryse Wolinski (Seuil 17€)

Marta est une vieille dame, ancienne violoniste célèbre ayant quitté Vienne au début d ela deuxième guerre mondiale. Réfugiée à Paris, elle épouse Pierre, le libraire qui l'a aidé à échapper aux Allemands. Une petite fille est née de cette union, mais Marta, toute à son art, n'a jamais été une mère très présente pour sa fille. Et lorsqu'elle part aux Etats-Unis, elle laisse derrière elle une petite fille désemparée, qui comprend qu'elle devra se débrouiller seule. Devenue une "femme équilibrée, solide, une mère désormais, réussissant dans le cinéma", Cécile s'occupe maintenant d'organiser une fête d'anniverssaire pour les 90 ans de Marta.
Ecrit à trois voix, le récit se déroulant sur une seule journée, ce livre est un portrait de femmes d'une même famille sur trois générations : Marta, prête à abandonner son mari et sa fille pour poursuivre sa carrière musicale; Cécile, la fille devenue femme qui tente de ne pas commettre les mêmes erreurs que sa mère; Esther, la petite fille, jeune femme volontaire et affirmée dans son destin de violoniste amateur et médecin humanitaire. Un beau livre plein de sensibilité.
Par Catherine Demonption
Retrouvez l'article en ligne, en cliquant là !

04.05.2008

Une rencontre sur "Sophia Net"

Sophia : à la rencontre de Maryse Wolinski
le 10 avril 2008
c539ce494d2e53bf9853584085324c09.jpegForte de 40 ans d'engagement au service des femmes par l'écriture, Maryse Wolinski sera l'invitée de la 14ème rencontre débat Femmes 3000 Côte d’Azur, mardi 22 avril à l'Agora Einstein. L'occasion de découvrir une journaliste passée maître dans l'art du roman.

Maryse Wolinski, journaliste, écrivain, forte de 40 ans d’engagement au service des femmes par l’écriture sera l'invitée de la 14ème rencontre débat Femmes 3000 Côte d’Azur qui aura lieu mardi 22 avril à partir de 18h30 à l'Agora Einstein (905 rue Albert Einstein), Sophia Antipolis. La discussion sera animée par Valérie Blanchot-Courtois, la présidente de l'association et sera suivie d'une intervention de Marie-Christine Vidal, Directrice de la pépinière Nice Côte d’Azur. Lors du cocktail qui clôturera la réunion, Maryse Wolinski dédicacera son son nouveau roman, “La mère qui voulait être femme” (éditions du Seuil).


A noter encore sur l'agenda les deux réunions suivante de Femmes 3000 Côte d'Azur


* Jeudi 29 mai, à partir de 18h30 (Agora Einstein) : La demande de légalisation de l'euthanasie : est-ce une question pertinente ? L'exemple de la réanimation néonatale, avec Christian Dageville •
* Mardi 24 juin, à partir de 18h (Agora Einstein) : soirée pour les enfants avec Alain Plas, auteur conteur, auteur du conte pour enfants Chouchou les petits cailloux

Pour la réunion du mardi 22 avril, entrée gratuite, avec inscription préalable. Voir également le site : Femmes 3000 Cote d'Azur.

a87ea01a112d1292a345031741182b80.jpegCrédit photos pour les deux portraits : Philippe Matsas

Maryse Wolinski : du journalisme au roman



Née à Alger, Maryse Wolinski a passé une partie de son enfance entre Paris et le Sud Ouest où à vingt ans, après des études supérieures de journalisme, elle commence sa carrière en presse écrite. Après avoir travaillé à Bordeaux, au quotidien Sud-Ouest, elle intègre les pages "société" du Journal du Dimanche où elle rencontre le dessinateur Wolinski. Ils se marient avec dans la corbeille de mariage, deux petites filles à élever, et trois ans plus tard, naît leur fille Elsa.

Ayant pris le statut de free lance, Maryse Wolinski participe à plusieurs rédactions dont celles de FMagazine, Elle, du Généraliste, journal destiné aux médecins, et surtout collabore aux pages du Monde-Dimanche, supplément au Monde quotidien. Pour Elsa, Maryse écrit des contes et une "Histoire des femmes". Elle adapte pour la télévision, avec le réalisateur Alain Nahum, son premier livre publié : "La Divine sieste de papa". Cette fiction musicale pour laquelle elle écrit ses premières chansons, destinées aux acteurs : Carlos, Bernadette Lafont et Sarah Mesguish, est diffusée pour la soirée de Noël, sur France 3, en 1986. Le scénario fait l’objet d’une nouvelle publication qui comprend les textes des chansons et remporte le prix du meilleur livre de jeunesse.

Après une troisième publication destinée aux enfants : "Les Sorcières du Boisjoli", chez Hatier, dans la célèbre collection de l’Amitié, elle écrit des nouvelles pour la revue Nouvelles Nouvelles, tout en continuant à écrire des chansons, comme pour le concert-spectacle de Catherine Bériane, mis en scène par Daniel Mesguish, puis pour la chanteuse canadienne Diane Tell, avec une chanson phare, en 1988 : "Je pense à toi comme je t’aime". La même année, est publié, avec succès de presse et d’estime, son premier roman, aux éditions Flammarion, sous l’égide de Françoise Verny : "Au Diable Vauvert".


L'écriture intime prend le pas sur le reportage

L’écriture intime prend le pas sur le reportage et en 90, elle publie un second roman : "Le Maître d’amour", aujourd’hui adapté par la compagnie Jean-Claude Gallota, avec elle-même dans le rôle de l’auteur. Spectacle prévu pour le printemps 2009. Après avoir collaboré à une série télévisée dirigée par Jean-Claude Carrière : "Association de Bienfaiteurs", diffusée sur France 3, elle publie, cette fois, aux éditions Albin Michel, un troisième roman : "La femme qui aimait les hommes". Le livre entre dans la liste des best-sellers, quelque temps avant la publication de la "Lettre ouverte aux hommes qui n’ont toujours rien compris aux femmes". Nouvelle entrée dans la liste des best-sellers.

Trois romans suivront, tous publiés en Livre de poche et au Grand livre du mois : "Graines de Femmes", "La tragédie du Bonheur" et "La Chambre d’amour". Entre temps, elle écrit le concept et participe à l’écriture de plusieurs scénarios de la série télévisée, destinée à TF1 : "Protection rapprochée".

"Nous serons tous jeunes et beaux"

Végétarienne passionnée lorsque le 21ème siècle commence, elle s’intéresse à l’univers de la nutrition et dans un livre-document : "Si tu veux maigrir, mange !", fustige les régimes. Publication au Livre de poche et au Grand Livre du mois. Au cours de son enquête, elle a rencontré des médecins qui découvrent et pratiquent une nouvelle médecine : celle de la prévention de l’âge. L’espérance de vie ne cesse d’augmenter, autant garder la forme physique et intellectuelle.

Convaincue, elle enquête auprès des plus grands spécialistes, le professeur Baulieu en tête, et publie, en 2001 et 2004, deux ouvrages sur le sujet : "Nous serons toujours jeunes et beaux" et "L’Ivresse de vivre." En 2002, elle collabore à un ouvrage collectif : Manger pour vivre?, dans la fameuse collection : Forum Diderot, aux Presses Universitaires de France. La même année, elle a publié un récit : "Chambre à part", dans lequel elle s’interroge sur les couples formés dans les années soixante-dix et en particulier, mais à travers la fiction, sur le sien. En 2005, le livre, qui a remporté un vrai succès, sort au Livre de Poche.

Son dernier roman : "La Mère qui voulait être femme"

Depuis mars 2008, "La Mère qui voulait être femme", son dernier roman, en chantier depuis de nombreuses années, est en librairie, toujours publié par les éditions du Seuil. Trois générations de femmes d’une même famille s’affrontent au cours d’une journée exceptionnelle. Aujourd’hui, elle prépare un roman : "La Sibylline", autour du personnage de Misia Godebska-Sert, la grande "animatrice" de la vie culturelle des trente premières années du XXème siècle. La sortie est prévue pour le printemps 2009.

Retrouvez l'article en ligne, en cliquant là !

29.03.2008

Page d'écritures

Mardi 18 mars 2008
La mère qui voulait être femme" Maryse Wolinski (Seuil 17€)
Marta est une vieille dame, ancienne violoniste célèbre ayant quitté Vienne au début d ela deuxième guerre mondiale. Réfugiée à Paris, elle épouse Pierre, le libraire qui l'a aidé à échapper aux Allemands. Une petite fille est née de cette union, mais Marta, toute à son art, n'a jamais été une mère très présente pour sa fille. Et lorsqu'elle part aux Etats-Unis, elle laisse derrière elle une petite fille désemparée, qui comprend qu'elle devra se débrouiller seule. Devenue une "femme équilibrée, solide, une mère désormais, réussissant dans le cinéma", Cécile s'occupe maintenant d'organiser une fête d'anniverssaire pour les 90 ans de Marta.
Ecrit à trois voix, le récit se déroulant sur une seule journée, ce livre est un portrait de femmes d'une même famille sur trois générations : Marta, prête à abandonner son mari et sa fille pour poursuivre sa carrière musicale; Cécile, la fille devenue femme qui tente de ne pas commettre les mêmes erreurs que sa mère; Esther, la petite fille, jeune femme volontaire et affirmée dans son destin de violoniste amateur et médecin humanitaire. Un beau livre plein de sensibilité.
par Catherine Demontpion
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26.02.2008

Cinquième de couverture

c8d8405c3164045892f19fb73ff109a8.jpgMaryse Wolinski est journaliste, auteur de livres pour enfant, de romans (La femme qui aimait les hommes, La chambre d'amour, La tragédie du bonheur, etc.), de livres-documents (Si tu veux maigrir, mange !, Nous serons toujours jeunes et beaux, etc.) et de récit (Chambre à part). Elle a aussi écrit des paroles de chanson et des scénarii de séries télévisées.

Son nouveau roman, La Mère qui voulait être femme, sortira le 6 mars prochain aux éditions du Seuil.

Et Maryse Wolinski est aussi une dévoreuse de livres, qui a un blog où elle parle de ses écrits mais aussi de ses lectures ! Et elle vient de lancer une nouvelle rubrique, Femmes & Histoire, où elle nous parle de ces femmes qui ont fait ou font l'Histoire.

Etes-vous une "grosse" lectrice ?
Je suis une "grosse" lectrice depuis mon enfance. J'estime avoir appris plus à travers les personnages des grands romans de mon enfance qu'à travers mon expérience familiale. Et ma vie professionnelle a fait que je le suis devenue de plus en plus. J'écris donc je lis.

ac384383c5598b3c4dbc29059e6bb98f.jpgComment choisissez-vous vos lectures ?
Il y a un certain nombre d'auteurs que je suis régulièrement. J'en découvre d'autres à travers les lectures de mes amis ou bien les conseils de personnes avec lesquelles je travaille. Ainsi, dernièrement, ma directrice littéraire, Catherine Nabokov, m'a fait découvrir le très beau roman du suédois Enquist : Blanche et Marie. Je lis encore les critiques des suppléments littéraires.

Avez-vous un auteur ou un livre culte ?

J'ai plusieurs livres que je lis et relis souvent. Sont-ils des livres culte? Le Rivage des Scythes de Julien Gracq, les 3 tomes des Chemins de la Liberté de Sartre et La Nausée, le Cours de philosophie en six heures un quart de Witold Gombrowicz, Alain de Botton et sa Petite philosophie de l'amour, enfin, depuis plus récemment, le chef d'oeuvre de Pierre Michon: Le roi vient quand il veut. Et j'oublie Thérèse Desqueyroux, ce très grand Mauriac.

Quel est votre dernier coup de coeur littéraire ?
Pierre Michon: Le roi vient quand il veut et Paul Orlof Enquist: Blanche et Marie. Mais aussi Belle-soeur de Patrick Besson.

Comment lisez-vous ?
Je lis à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Selon mon temps de travail. A mon bureau,, dans un fauteuil, dans mon lit, ou encore dans ma voiture entre deux rendez-vous.

Découvrez cette interview sur le site Cinquième de couverture, en cliquant là !

27.12.2007

Interview sur Kritiks, le mag de toutes les critiques

c63ec76fd65c7296bf10a9aa9d356614.jpg Cette semaine paraît, en ligne, dans la revue Kritiks, une interview concernant mon aventure "blog"...

Pourquoi avoir choisi le blog pour vous exprimer? Est-ce un moyen d'être au plus près de votre quotidien ?
Maryse Wolinski :
Le blog, c'est bien plus de proximité que les médias papier. C'est aussi dire ce que l'on a envie de dire et que souvent, on tait dans les autres médias. C'est se dire et souvent aller au delà d'une pensée hypocrite et formatée.

Vous plongez le lecteur au coeur de vos questionnements et prises de positions, est-ce parce que vous vous y sentez plus libre ?
Maryse Wolinski :
Libre, bien sûr. D'abord parce que l'on est son propre rédacteur en chef. Cela ne signifie pas qu'il faut faire n'importe quoi. Au contraire, plus d'infos révélées mais aussi plus de qualité.

Vous proposer à vos lecteurs un carnet de voyage dans vos pensées, est-ce pour vous une façon de faire vivre la littérature en dehors des pagesde vos livres ?
Maryse Wolinski :
Carnet de voyages avant tout dans mon quotidien, mais il est vrai que le blog est encore un carnet de voyages dans les pensées. Voyages moins structurés que dans le cadre d'un roman où tout est centré sur des personnages. Et même si dans ces personnages, on met beaucoup de soi. Ainsi dans mon prochain roman qui sera publié en mars prochain, les trois principaux personnages de femmes, Marta, Cécile et Esther ( trois prénoms qui ne sonnent pas les mêmes origines et pourtant il s'agit d'une grand-mère, d'une mère et d'une petite fille ), m'ont emprunté beaucoup et de mon caractère et de mes réactions, souvent vives, directes, et de mes pensées. Ce que j'aimerai dans le blog, c'est y inclure une nouvelle, voire un roman, que je n'écrirai que pour le blog et qui ne paraîtrait jamais en librairie. Voilà une idée qui me plairait, encore faudrait-il dégager du temps pour parvenir à ce projet qui vient de me traverser l'esprit mais m'enchante déjà. Je vais y réfléchir pendant la période des fêtes.

Pour découvrir son blog, cliquez-là !


Propos recueillis par Sonia Bressler

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