<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Maryse Wolinski - point_de_vue</title> <description>Maryse Wolinski</description> <link>http://marysewolinski.blogspirit.com/point_de_vue/</link> <lastBuildDate>Wed,  9 Jul 2008 14:32:45 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2008/04/08/generations-68.html</guid> <title>Générations 68</title> <link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2008/04/08/generations-68.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>   <category>Point de vue</category>   <pubDate>Tue,  8 Apr 2008 13:55:00 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/02/02/f1232d06eb82d4f73ea8cd26160b8004.jpg&quot; id=&quot;media-169673&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;a2f76f8bb4b1211b6be04982257d6736.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le 3 mai 1968, jour de mon anniversaire, j’étais une jeune journaliste stagiaire en reportage en Allemagne sur les pas des compagnons de Rudi Dushke. Plusieurs confrères d’une association de journalistes m’accompagnaient dans ce qui représentait pour moi, le premier reportage à l’étranger. Il y avait entre autres : Yvan Levaï et Albert du Roy. Le voyage fut inoubliable parce qu’il me permit de saisir une jeunesse en totale ébullition. Rebelles étaient ces jeunes que j’interviewais, rebelle comme je l’étais moi-même, une rébellion bien dissimulée mais qui ne demandait qu’à exploser. &lt;br /&gt;
Une fois rentrée en France, Paris était sous les barricades. Le Journal du Dimanche qui m’employait, m’envoya voir de plus près ce qui se passait. Un soir, je me retrouvais, par hasard en compagnie de Yvan Levaï, dans la fumée des bombes lacrymogènes. Je me souviens avoir éprouvé un étrange sentiment de totale impuissance, de frustration immense de ne pouvoir rédiger l’article qui venait directement sous ma plume. Le journal auquel je collaborais avec à sa tête, à l’époque, un directeur de la rédaction très à droite, attendait de moi un simple récit des événements, un récit d’une grande neutralité. Je souhaitais au contraire dire mon impatience de voir craquer cette société obsolète dans laquelle nous vivions encore. &lt;br /&gt;
Quelques mois plus tard, je rencontrai l’un des acteurs de Mai 68 : le dessinateur de presse, Wolinski. Il venait d’être embauché pour dessiner à la Une du journal : un dessin éditorial au dessus duquel était inscrit : Je conteste. Très vite, je me laissais foudroyer par cet homme qui me tombait du ciel révolutionnaire. Juif, de gauche, déjà deux petites filles et veuf. Pour ma famille, le contraire du fiancé idéal. Enfin, j’allais transgresser l’ordre familial !&lt;br /&gt;
Dans le très beau document de Simon Brook, Générations 68, écrit par Simon Brook, Henri Weber et Josie Milesevic, produit par Fabienne Servan-Schreiber, Wolinski s’exprime aux côtés de Jean-Claude Carrière, Henri Weber, Milos Forman, Vaclav Havel, Peter Brook… Des personnalités emblématiques de cette période. Ils nous disent tous que la révolution de mai 68 ne fut pas seulement politique et sociale mais aussi culturelle. Qu’elle a bouleversé les mœurs, les mentalités, les sensibilités. De San Francisco à Prague, en passant par Londres et Paris, une nouvelle façon de penser s’est inventée en même temps qu’une nouvelle culture. &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Ce très beau film, produit par Arte, Cinétévé et Ina, sera diffusé le jeudi 24 avril à 22h30, sur Arte. &lt;/strong&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2008/01/10/arret-sur-image.html</guid> <title>Arrêt sur image...</title> <link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2008/01/10/arret-sur-image.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>   <category>Point de vue</category>   <pubDate>Thu, 10 Jan 2008 14:40:00 +0100</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/00/00/5e8a067957bffef461bc61791ac05b17.jpg&quot; id=&quot;media-114893&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;275449811b487560cb4be8b1a533b55a.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Sans doute avez-vous vu ou perçu la &quot;Une&quot; du Nouvel Observateur consacré à Simone de Beauvoir. Pourquoi choisir de la montrer nue ? Est-ce là le sort de toutes les femmes ? Aujourd'hui, &lt;a href=&quot;http://rebelle.blogspirit.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sonia Bressler&lt;/a&gt;, s'est amusée à reconstituer une &quot;Une&quot;. Elle nous montre à quel point nous sommes formatés...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/02/00/ae6c534e6d4f131301b82352995b9e15.pdf&quot; id=&quot;media-114900&quot;&gt;Téléchargez ici la &quot;Une&quot; de la Nouvelle observatrice...&lt;/a&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2007/12/11/les-tribulations-d-un-titre-suite-fin.html</guid> <title>Les tribulations d'un titre (suite &amp; fin)</title> <link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2007/12/11/les-tribulations-d-un-titre-suite-fin.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>   <category>Point de vue</category>   <pubDate>Tue, 11 Dec 2007 10:30:00 +0100</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/01/00/618320c67cdc49f84b0b4554b13a2d47.jpg&quot; id=&quot;media-98653&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;84ca09702af6a30dff900545731c31cc.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Une exposition au Centre Pompidou (7 novembre, 4 février 2008) retrace les 70 ans d’existence des éditions du Seuil. Conçue en trois parties, elle raconte l’histoire de cette maison singulière, fondée dans les années 30 par des intellectuels issus du monde chrétien, du développement de ses collections littéraires, de sciences humaines et de bien d’autres domaines. Des étapes qui rendent compte de son dynamisme, malgré les crises traversées et la mutation du secteur de l’édition.&lt;br /&gt;
Le Seuil, donc, ma nouvelle maison d’édition où je publierai en mars 2008 mon prochain roman, après les tribulations racontées au cours du précédent épisode. &lt;br /&gt;
Où en sommes-nous ? Le titre ? Il n’est peut-être pas encore tout à fait arrêté. Pour l’heure, le choix du plus grand nombre se porte sur La mère qui voulait être femme. L’illustration de jaquette de couverture ? Elle est élégante, comme la directrice artistique qui l’a pensée. Elle est sensuelle et pudique à la fois. Enfin, une illustration dont je peux être fière. Elle sera bientôt en ligne. Le roman ? Il est prêt à être imprimé. Encore une dernière tribulation : Monsieur l’imprimeur n’avait pas été prévenu du changement d’éditeur et s’interrogeait… Mais le problème a été vite réglé. Les personnages ? Ils sont impatients (impatientes) de se faire connaître. Et moi ? Je suis sur un petit nuage. &lt;br /&gt;
Reste une étape importante : la réunion des représentants. Des gens importants, les représentants, dans la chaîne du livre. S’ils sont convaincus par les clés que leur ont données l’éditeur et l’auteur, ils sauront convaincre eux-mêmes les libraires qui, à leur tour, convaincront les futurs lecteurs. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2007/12/10/les-femmes-la-politique-en-pologne.html</guid> <title>Les Femmes &amp; la Politique en Pologne...</title> <link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2007/12/10/les-femmes-la-politique-en-pologne.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>   <category>Point de vue</category>   <pubDate>Mon, 10 Dec 2007 10:20:00 +0100</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/00/00/6548ed4c3155559346d0b9cabc5ff950.jpg&quot; id=&quot;media-98645&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;ef5544510592415ab5be6c834e513762.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; J’aurais aimé vous en parler bien avant, c’est-à-dire au moment des élections en Pologne en octobre 2007. &lt;br /&gt;
Mais le temps passe si vite. Je le fais cependant aujourd’hui. &lt;br /&gt;
En effet, cette question trotte encore dans mon esprit : &quot;aviez-vous remarqué l’audace de ces femmes   &lt;br /&gt;
polonaises ?&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles ont décidé de créer le Parti des Femmes &lt;br /&gt;
(Partia Kobiet, PK). Et elles ont choisi une campagne choc pour entrer au parlement le 21 octobre 2007. Ses sept candidates ont posé nues sur une affiche, dont la fondatrice et présidente du parti, l'écrivain Manuela Gretkowska.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Curieux dans un pays très catholique... L'affiche, intitulée &quot;Le Parti des Femmes. La Pologne est une Femme&quot; ajoute le slogan &quot;Tout pour l'avenir... et rien à cacher&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&quot;Cette affiche a pour but de briser les stéréotypes du monde anachronique de la politique, où dominent le plus souvent des hommes renfermés dans leurs costumes et cravates noirs&quot;&lt;/em&gt;, a expliqué Manuela Gretkowska, ajoutant : &lt;em&gt;&quot;Nous, nous sommes belles, nues, fières. Nous sommes vraies, sincères dans l'âme et le corps. Ce n'est pas de la pornographie, ça n'a rien à voir avec le sexe, nos visages sont intelligents, préoccupés, fiers. Nous n'avons pas les lèvres entrouvertes ni les yeux fermés&quot;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Parti des Femmes compte aujourd'hui 1500 membres, depuis sa création en début d'année 2007. Elles n’ont obtenu que 3%, et sont ainsi passées sous le seuil d'éligibilité de 5%. Un exploit, une audace fabuleuse qu’il nous faut encourager ! </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2007/11/23/les-tribulations-d-un-titre.html</guid> <title>Les tribulations d’un titre...</title> <link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2007/11/23/les-tribulations-d-un-titre.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>   <category>Point de vue</category>   <pubDate>Fri, 23 Nov 2007 14:07:51 +0100</pubDate> <description> &lt;strong&gt;Les tribulations d’un titre, d’une illustration de  couverture, d’un roman… et de moi-même...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La semaine passée, je publiais dans ce blog que mon prochain roman sortirait, en février prochain, aux éditions Albin Michel, mon éditeur attitré depuis quinze ans. Quinze ans, six romans et quatre essais plus tard… &lt;br /&gt;
Un long processus d’exaspération a pris fin. Les textes de mes romans n’ont jamais vraiment posé de problème à mon éditeur, en revanche les titres et les illustrations de couverture, ont tous été à l’origine de combats… perdus. Résister n’était pas mon fort.&lt;br /&gt;
La semaine dernière, pourtant, je suis entrée en résistance.   Le titre, Générique de fin, qui m’avait accompagnée tout au long de l’écriture, presque trois années complètes, avait été abandonné pour : Sortie de scène. Puis il y eut une réunion en présence du service commercial de la maison d’édition. Jugé trop négatif, Sortie de scène fut abandonné à son tour. Et d’une liste de 14 titres que je présentais une semaine plus tard, il fut décidé que ce serait La mère qui voulait être femme. Un titre qui me plaisait avec son petit côté provoc.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les épreuves du texte étaient corrigées et prêtes à être envoyées à l’impression quand je reçus des essais d’illustrations de la jaquette de couverture. L’une d’entre elles, particulièrement réussie, collait au roman et avait toutes les qualités que j’attendais d’une illustration. Je la choisis sauf que, une réunion commerciale plus tard, une autre illustration bien moins élégante était élue comme la meilleure. Ce n’était pas la première fois que je contestais le choix de mon éditeur mais jusque là, je n’avais donc jamais obtenu gain de cause. Fallait-il encore accepter ?&lt;br /&gt;
Pendant tout un week-end, je m’interrogeais sans en dire mot à mes proches. Une idée germait en moi mais aurais-je le courage de la réaliser ? Rompre n’est pas dans ma nature. Cette fois, je devais passer outre. Et heure après heure, j’avais le sentiment que je devais sauver mes personnages avec lesquels j’avais tant vécu pour le meilleur et pour le pire. Mais je voulais que ce soit pour le meilleur.&lt;br /&gt;
Ainsi, je m’en fus frapper ailleurs. Une démarche insolite, dans la mesure où le livre allait être imprimé, chez un éditeur tout de suite à l’écoute et enthousiaste. Mon prochain roman sortira donc aux éditions du Seuil, en mars prochain, sous le titre… Une affaire à suivre. </description>  </item>  </channel> </rss> 