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<title>Maryse Wolinski - point_de_vue</title>
<description>Maryse Wolinski</description>
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<lastBuildDate>Sat, 12 Dec 2009 13:46:32 +0100</lastBuildDate>
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<title>Souvenirs de la cour d’assises (III)</title>
<link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2009/05/24/souvenirs-de-la-cour-d-assises-iii.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>
<category>Point de vue</category>
<pubDate>Sun, 24 May 2009 17:13:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/00/00/238182054.jpg&quot; id=&quot;media-357078&quot; alt=&quot;princes-001.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le sentiment d’une défaite&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le juré André Gide écrivait : « J’ai pu sentir jusqu’à l’angoisse que la justice humaine est chose douteuse. » Ce fut aussi mon sentiment tout au long de ces débats dont je ne voyais plus le terme. Et pendant le temps des délibérations auxquelles, en tant que jurée supplémentaire, je n’ai pas assisté, - 4 jours entiers, retenus au secret dans un hôtel sans pouvoir communiquer avec quiconque – j’ai vécu tantôt dans le doute, tantôt dans la crainte, m’interrogeant sur les décisions que prendraient les jurés titulaires. Je les avais fréquentés jour après jour, j’avais partagé leurs propos mais rarement leurs convictions et leurs jugements. Quand le verdict très lourd tomba, je fus éclairée. J’éprouvai le sentiment d’une vraie défaite.&lt;br /&gt; « Les questions auxquelles le juré doit répondre, écrit André Gide, dans ses&amp;nbsp; Souvenirs de la cour d’assise, sont posées de telle sorte qu’elles prennent souvent l’aspect de traquenards, et forcent le malheureux juré de voter contre la vérité pour obtenir ce qu’il estime la justice. »&lt;br /&gt; A l’époque où André Gide fut juré, le jury délibérait sans la Cour, c’est-à-dire sans la présidence et statuer sans elle sur l’application des peines. Un jury plus libre d’afficher opinions et décisions sans le regard et l’oreille de la Magistrature posé sur lui. Aujourd’hui, il n’en est rien. La Cour préside. Aux jurés d’avoir assez de personnalité pour résister à la fascination du pouvoir des juges, résister aux éventuelles pressions, sous couvert de conseils, résister encore au pouvoir que leur a attribué le sort. Résistance, vigilance, persévérance dans leurs convictions et humanité,&amp;nbsp; tels devraient être les devoirs d’un jury.&lt;br /&gt; Je vous le dis : juré titulaire, juré supplémentaire, on n’en sort pas indemne.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt; Maryse Wolinski&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Souvenirs de la cour d’assises (II)</title>
<link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2009/05/22/souvenirs-de-la-cour-d-assises-ii.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>
<category>Point de vue</category>
<pubDate>Fri, 22 May 2009 17:10:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/00/01/1718014963.jpg&quot; id=&quot;media-357075&quot; alt=&quot;621059.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Ne jugez point&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et Gide avait raison, on a en tête la parole du Christ : ne jugez point. Plus on nous persuade de la gravité des faits, et donc de la condamnation qui devra suivre, début d’une évidente manipulation, plus on s’attache à ceux qui les ont commis. S’attacher ne signifie en rien excuser. Mais le fait est là : chaque jour, nous nous retrouvons face à face, les accusés dans le box, ceux prévenus libres sur les bancs, les avocats au centre, et sur l’estrade, à droite le Parquet, au centre la présidence et « ses » jurés. A la barre, les témoins dont nombre de policiers et d’experts. Une centaine se présenteront pour dire, répéter, confirmer, préciser des informations qui souvent ne font que compliquer l’affaire. D’un témoin l’autre, l’objectif devrait être d’éclaircir votre jugement et c’est le contraire qui a lieu. Il y aurait beaucoup à écrire sur les experts et sur les policiers. Les uns comme les autres se contredisent au point que la présidence et « ses jurés » finissent par en perdre leur latin. Il y aurait aussi beaucoup à écrire sur les témoins réclamés par la défense, voire ceux désignés par la Cour et qui parfois ne présentent aucun intérêt pour l’affaire jugée. Des questions sans réponses qui aient un sens. Des heures pour n’aboutir qu’au néant. Quant aux interrogatoires des accusés, ils s’avèrent laborieux dans la mesure où nombre d’entre eux, pour ce procès que j’ai suivi, vivaient à l’isolement depuis des années, dans de telles conditions d’interdits et de solitude, qu’ils n’avaient plus les moyens psychiques de se défendre. « Je n’ai pas parlé à quelqu’un depuis tant de temps que je ne sais plus m’exprimer, » a affirmé l’un d’entre eux et les autres d’acquiescer. Un expert psychiatre est venu préciser, lui, que dans ce milieu inhumain de la prison, il fallait avoir une certaine capacité physique pour se présenter « correct » à son procès.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Résultat, malgré plus de deux mois de débats, l’ombre de la vérité n’a même pas été approchée. Quelques semblants de preuves mais pas de vraies preuves bien tangibles. En théorie, le manque de preuves bénéficie aux accusés. Là, il fallait réparer l’affront fait à l’Etat, car c’est dans ces termes que fut présentée l’affaire jugée. En conséquence, le manque de preuves a bénéficié à la Justice. Et les peines ont été particulièrement sévères alors que pas une goutte de sang n’avait été versée.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Maryse Wolinski...&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Souvenirs de la cour d’assises (I)</title>
<link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2009/05/20/souvenirs-de-la-cour-d-assises-i.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>
<category>Point de vue</category>
<pubDate>Wed, 20 May 2009 17:04:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/00/01/625022746.jpg&quot; id=&quot;media-357064&quot; alt=&quot;h-20-1288697-1224052051.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Juré à la cour d’assises, attention, cela n’arrive pas qu’aux autres ! Tout le monde est concerné, hommes et femmes de 18 à 70 ans, inscrits sur les listes électorales. D’emblée, vous interjetez que, étant données vos activités, votre vie professionnelle, vos occupations familiales, votre religion…&amp;nbsp; vous en serez dispensé. Je vous le dis, personne n’y échappe sinon les&amp;nbsp; grands handicapés et encore…&lt;br /&gt; Telle fut mon expérience à l’automne 2008.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un an auparavant, j’avais reçu une lettre m’informant que je venais d’être tirée au sort pour la prochaine session des assises de Paris. Dans l’instant, j’ai fantasmé sur mon futur rôle de jurée. Les tribunaux ont toujours exercé sur moi une certaine fascination. Des vies s’y brisent, s’y enflamment, s’y détruisent mais aussi s’y reconstruisent. J’imaginais que j’allais trouver matière à plusieurs romans. Bref ! L’idée m’avait séduite. Puis, six mois de silence suivirent et je finis par oublier. L’été dernier, la convocation est arrivée, accompagnée du dossier concernant l’affaire à juger. Je devais me présenter le 1er octobre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/01/01/384881334.jpg&quot; id=&quot;media-357067&quot; alt=&quot;589594.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le serment des jurés&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce jour là, une cinquantaine de « tirés au sort » furent rassemblés et la plupart cherchèrent à se faire excuser mais en vain (voir encadré). Le lendemain, jour de l’ouverture de la Cour d’assises et du procès, un second tirage au sort eut lieu. Et mon nom sortit une nouvelle fois de l’urne. Non pas jurée titulaire, - neuf venaient d’être appelés- mais jurée supplémentaire (1). Allais-je être récusée par un avocat ou le Ministère public ? Il n’en fut rien. Le jury, installé autour de la présidence, un président et deux assesseurs, prêta serment de ne rien révéler ni des débats ni des secrets des délibérations. Ce serment me contraint donc aujourd’hui de rester plus floue et généraliste que je ne le souhaiterais.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ainsi, j’ai vécu deux mois et demi de cour d’assises, de 9h du matin à pas d’heure le soir, assistant à un procès exceptionnel par son nombre d’accusés, son nombre d’avocats, son nombre de témoins et sa durée qui couvrit la dernière session de la Cour d’assises de l’année 2008. Ce fut un grand plongeon dans plusieurs mondes inconnus : la Justice d’abord, ensuite celui du grand banditisme français, la prison et ses conditions de vie douteuses, durcies au fur et à mesure des allongements de peines, et enfin la France, avec ses jurés, hommes et femmes que je n’aurais jamais rencontrés si je n’avais été tirée au sort. Ce fut encore un grand écart avec mon quotidien, ma vie professionnelle, ma famille, mes amitiés, mes engagements, et les informations du monde. La tempête s’abat sur le pays, les grands banquiers jouent les escrocs, de plus en plus de Français dorment dans la rue. Et le juré, lui, ne pense qu’à ce qui va se jouer dans l’enceinte de la cour d’assises, quel accusé délivrera des bribes d’informations concernant les faits, quel témoin mentira effrontément à la barre, quelle bourde sera lancée par l’un ou l’autre des avocats ou des magistrats ou quelle question perverse sera posée par l’un ou l’autre des interlocuteurs.&lt;br /&gt; Je dirai comme André Gide, qui, en 1912, écrivit ses Souvenirs de la cour d’assises (1), « écouter rendre la justice et la rendre soi-même, ce n’est pas la même chose. » D’autant plus qu’à l’occasion de cette expérience hors du commun, on découvre les méandres pernicieux d’une justice susceptible de dysfonctionner.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Maryse Wolinski...&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(1) Le juré supplémentaire a les mêmes devoirs et les mêmes droits que le titulaire. Seule différence : il ne participe pas aux délibérations et donc ne statue pas sur la peine.&lt;/p&gt; 
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<title>Retour d'Inde (II)</title>
<link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2009/05/19/retour-d-inde-ii.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>
<category>Point de vue</category>
<pubDate>Tue, 19 May 2009 11:44:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/01/01/812238345.jpg&quot; id=&quot;media-357085&quot; alt=&quot;India_(Delhi)_iStock_000001307820Small_rdax_500x335.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;De mon voyage en Inde, je suis revenue avec une foule d’anecdotes semblables. J’en livre encore une dernière parce qu’elle m’a beaucoup intéressée. Elle m’a été racontée par Anuradha Waglé, professeur de français dans une université et présidente de l’Association des professeurs de français en Inde. Anuradha, comme nombre d’Indiennes, vit avec sa belle-famille, beaux-parents, beau-frère, etc. Un jour, elle décide de s’habiller à l’occidentale et d’oublier le sari. Désapprobation immédiate de sa belle-mère. Elle interroge son mari qui la laisse libre de décider si elle se range ou non à la demande de la famille. Pour Anuradha, pourtant toujours déterminée à faire entendre et la voix des femmes et celle du progrès, l’incident n’a aucun caractère de gravité et réfléchit-elle, le sari fait partie de la culture. Finalement c’est la culture qui l’emporte. La garde robe d’Anuradha est composée d’une centaine de saris ! « J’ai presque honte, » avoue-t-elle à mi-voix, rejetant d’un geste familier le pan du voile orange qui vient de découvrir son épaule.&lt;br /&gt; Il y aurait tellement d’autres combats dont je pourrais parler : celui de l’écrivain et&amp;nbsp; chercheuse, Noor Zaher, dont le roman, le premier en anglais : My God is a woman, est dédié aux femmes musulmanes pour la protection desquelles, Noor suggère d’élaborer un projet de loi. Un roman qui rencontre un tel succès à Bombay que les librairies ont été dévalisées. J’ai échangé avec Noor, lors d’une conférence au Chavan Auditorium, grâce à Vidya Vencatesan, modératrice de l’événement, responsable des études indiennes à l’université de Mumbaï et secrétaire honoraire de la Société Asiatique de Mumbaï. Avec Noor et moi, il y avait aussi Kavita Mahajan, autre écrivain, qui, elle, mène un combat semblable à celui de Asavari, en faveur des Indiennes atteintes du HIV et contaminées par leur mari. Depuis la publication de « Bhinn » et de « Br » « Br », Kavita est un auteur déjà célèbre de langue Marathi.&lt;br /&gt; Trois femmes, trois écrivains, toutes cultures et sociétés confondues, ont partagé, ce jour de mars 2009, au Chavan Auditorium de Mumbaï, une même volonté de mener à bien des objectifs de vie, des désirs, des combats, des sentiments identiques.&lt;br /&gt; Ecrire, c’est s’en aller en soi pour dire le monde et se retrouver.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quand j’ai quitté New Delhi, dernière ville visitée, et que l’avion a décollé de la terre de l’Inde, j’ai vécu un moment de grande émotion. Derrière le brouillard de mes yeux embués, est apparue une image : l’Inde portée par des millions de femmes dont les saris étincelaient sur fond de ciel transparent.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Maryse Wolinski&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Suite voyage en Inde</title>
<link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2009/05/18/suite-voyage-en-inde.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>
<category>Point de vue</category>
<pubDate>Mon, 18 May 2009 10:40:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/02/00/2009683345.jpg&quot; id=&quot;media-357084&quot; alt=&quot;goa.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Même dessein à Goa, où, Marise, un professeur de la petite université de Penjim, toute peinte de rose, plantée au milieu des bougainvilliers, affirme qu’ici, les mères préfèrent donner à leurs filles une éducation plutôt qu’une dote. Et une autre enseignante, Shaila, directrice des études féministes, de confirmer. Pour cette chercheuse, les Indiennes sont en marche à un pas plus accéléré encore que celui de l’Inde. Elle raconte : « En 1975, lors de la journée internationale de la femme, l’Etat a lancé une initiative sur l’état des lieux des femmes dans le pays. Un rapport a été rendu public, rapport dont le gouvernement n’a pas vraiment tenu compte, aussi des femmes engagées l’ont rappelé à l’ordre. Et c’est ainsi que furent créés les centres de recherches sur les études féministes dans un certain nombre d’universités. » Résultat : de ces lieux de recherches proviennent toutes sortes de travaux d’où sont issus bien des projets de loi. Celui par exemple sur le silence du médecin lors de l’échographie pré-natale. Une loi qui devrait mettre un terme à l’élimination des petites filles et à l’idée qu’un garçon sécurise une famille tandis qu’une fille l’appauvrit (à cause de la dote). Ainsi, il est suggéré aux futurs parents de ne pas questionner le spécialiste sur le sexe de l’enfant car celui-ci n’est plus autorisé à le révéler. Dans certains centres médicaux, une affiche est placardée sur la porte de la salle où est effectué l’examen : « Ne demandez pas au médecin le sexe de votre enfant, il n’a pas le droit de vous répondre. »&lt;br /&gt; Quel beau combat que celui de la mise en application de cette loi ! « Oui, mais est-elle vraiment appliquée, » ai-je demandé à mon informatrice, moi française, et donc habituée à attendre des années pour qu’une loi, votée au parlement, et qui concerne l’évolution de la société, soit enfin mise en application. D’après Shaila, pour la loi sur le silence de l’échographe, la vigilance est de rigueur. Les médecins sont censés se taire, censés noter le sexe de l’ensemble des enfants qui naissent, liste remise au gouvernement. Censés, seulement.&lt;br /&gt; Autre projet issu des mouvements de femmes : la prévention contre la violence conjugale.&amp;nbsp; Au Rajasthan, une jeune femme, du nom de Vishaka, secrétaire dans une société, s’était heurtée à ses supérieurs hiérarchiques et avait répandu le bruit de l’incident au sein de la société. Pour la punir, ses supérieurs la violèrent. Vishaka alla jusqu’au procès et gagna. Désormais, dans chaque département, il existe une commission qui porte le nom de cette Indienne audacieuse : commission Vishaka.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Maryse Wolinski&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Rencontre avec Asavari Herwadkar</title>
<link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2009/05/17/rencontre-avec-asavari-herwadkar.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>
<category>Point de vue</category>
<pubDate>Sun, 17 May 2009 17:34:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/00/00/1113757167.jpg&quot; id=&quot;media-357083&quot; alt=&quot;1244_Foto Rafa_Ideraldo-400. jpg.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;« Il reste à se libérer ! »&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Elle est superbe Asa dans son sari blanc, quand elle lance cette phrase à brûle pourpoint. Ses grands yeux noirs sont comme l’Inde, ils donnent, ils partagent. A l’origine, Asavari Herwadkar est médecin, biologiste, physicienne et chercheur, formée aux Etats-Unis. Après quelques années d’exercice, elle observe que ses patientes, nombreuses, sont la plupart sans emploi mais surtout sans formation, souvent mariées à un âge où l’on entreprend des études, et enfermées dans le rôle dévolu par des habitudes socio-culturelles, enfin, pour nombre d’entre elles, porteuses du virus HIV.&lt;br /&gt; Au cours des échanges avec ses patientes, elle prend conscience que celles-ci ne cherchent qu’à se libérer de diverses dépendances dont elles font l’objet. Elles veulent devenir actrices de leur vie, de leur avenir, productrices de projets, pour elles, leurs enfants, leur couple, leur pays. Sans formation, elles demeurent pieds et poings liés.&lt;br /&gt; En 2005, Asa prend une décision audacieuse : elle abandonne le cabinet médical où elle estime ne plus être assez efficace pour les objectifs qu’elle s’est fixés : redonner aux femmes le droit d’avoir des désirs personnels, une vraie autonomie, et enfin du pouvoir. Pour elles, Asa&amp;nbsp; créé une ONG, Ojus Medical Institut, où elle va mettre au point des programmes de santé d’excellence en zone urbaine comme en zone rurale, avec une attention particulière pour&amp;nbsp; la recherche, la prévention, notamment en matière de HIV, l’éducation des femmes et des enfants.&lt;br /&gt; Je la rencontre un matin, dans la classe d’une école municipale de la banlieue de Mumbaï. Plus loin, dans la cour, les petits élèves chahutent, crient, chantent. Au dessus d’eux, un ciel de craie. Une vingtaine de femmes entourent Asa et la formatrice du jour : professeur de dessin et spécialiste du tatouage au henné. Demain, d’autres femmes se formeront à l’apprentissage de la couture ou de l’esthétique, après demain, à l’informatique, mais toutes passent par l’étude de l’anglais, indispensable pour trouver un emploi. Il y a là, assises en tailleur et vêtues de saris chamarrés, Meher, Abida, Dipika, Pushpa, Sharmila… Entre elles, elles parlent le Marathi, la langue locale. Certaines ont moins de vingt ans, d’autres plus de trente. Attentives, réceptives, tellement déterminées dans leur désir d’évolution.&amp;nbsp; Pour venir là, souvent, elles ont lutté contre un mari, une belle famille mais elles y sont parvenu et elles en sont fières : la formation obtenue leur a permis d’accéder à des emplois, petits pour l’heure, mais l’espoir est présent en elles. Le moindre apport d’argent pour la famille leur donne un vrai statut. Et l’avenir se décline avec la certitude d’une vie meilleure. Parce qu’elles en sont sûres : elles ne désarmeront pas. Cinq mille d’entre elles ont déjà fait ce chemin vers une certaine indépendance.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;Maryse Wolinski&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Retour d'Inde</title>
<link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2009/05/16/retour-d-inde.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>
<category>Point de vue</category>
<pubDate>Sat, 16 May 2009 17:20:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/01/02/1431823463.jpg&quot; id=&quot;media-357080&quot; alt=&quot;Lemmens-Taj-Mahal--Inde-53148.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-357080&quot; /&gt;Des amis français m’avaient mise en garde : « Te connaissant, il te faudra deux ou trois jours pour t’accoutumer à l’Inde et encore… » Tels étaient leurs mots. Je ne comprenais pas. Ils précisaient maints détails sur les odeurs, la foule, la pauvreté, les cadavres sur les trottoirs. En fait, je les laissais dire et&amp;nbsp; intuitivement, je balayais ces clichés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Soudain, je descends les quelques marches de la passerelle et m’apparaît le ciel indien, très haut, très blanc, plus loin, l’aéroport. Puis, c’est le sourire du chauffeur de l’Alliance française&amp;nbsp; qui m’attend et le parcours entre l’aéroport et le centre ville de Mumbaï. Parcours semé d’embouteillages. Telle une caméra, mes yeux filment les faubourgs&amp;nbsp; de tôle ondulée d’où s’extirpent de vaillants saris flamboyants. Quelque chose de tout à fait subtil s’insinue en moi, comme une sorte de magnétisme. Cette fourmillante population, active, pressée, dans un élan, ces couleurs fraîches, vives, panachées, qui tranchent avec le vert franc de la nature, et déjà, aux abords de la ville, ces parfums enivrants d’épices, c’est bien l’Inde telle que je l’avais comprise à travers reportages, romans, récits, et ma propre imagination. « Mon Inde »&amp;nbsp; m’apparaît comme l’Inde d’aujourd’hui, l’Inde en ébullition, en réflexion, en projection. L’Inde debout.&lt;br /&gt; L’Inde suggère les extrêmes. Cela aussi m’avait été dit. Rejet ou fascination. Pour moi, ce sera fascination. D’emblée. Et plus encore après les fabuleuses rencontres que j’ai pu y faire. Voilà une terre d’où j’aurais pu être issue dans une vie antérieure. Une Inde qui se livre, se partage. Sans concessions ? Non !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Maryse Wolinski&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Femme en France, l'état de grâce est pour demain (III)</title>
<link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2009/03/13/femme-en-france-l-etat-de-grace-est-pour-demain-iii.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>
<category>Femmes &amp; Histoire</category>
<category>Point de vue</category>
<pubDate>Fri, 13 Mar 2009 12:02:00 +0100</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/01/00/157510551.jpg&quot; id=&quot;media-328820&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1936_la_francaise.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;On le voit, malgré les obstacles, les Françaises tracent leur voie, tout en demeurant les femmes les plus élégantes de l’Europe. La presse anglo-saxonne et notamment celle de Grande-Bretagne l’a récemment confirmé. « Passé 40 ans, écrit une journaliste dans The Gardian, la plupart des Anglaises, et notamment celles implantées dans le monde des affaires, succombent au style « mamie ». De l’autre côté de la Manche,  une femme trop apprêtée prend le risque d’apparaître comme superficielle et n’ayant rien d’autre à faire qu’à se parer ». La Française active, passé cinquante ans, voire plus, a tendance à aligner sa garde-robe sur celle de sa fille avec en plus la touche d’élégance héritée de sa mère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les Françaises ne sont pas seulement des femmes engagées, novatrices et élégantes, en plus, elles font des enfants. La France a supplanté l’Irlande et affiche désormais le plus fort taux de fécondité d’Europe. Dans moins de cinquante ans, ce sera le pays le plus peuplé d’Europe. D’autre part, l’espérance de vie progresse avec une parité respectée mais nous savons qu’en la matière, les hommes ont pris du retard. Une belle espérance de vie et un fort taux de natalité, n’est-ce pas le signe d’une nation confiante ? Pas vraiment selon les sondages. Les Françaises se disent peu récompensées de leurs efforts  parce que pas assez aidées par l’Etat. La lecture de la presse étrangère révèle qu’ailleurs, ce n’est pas mieux ou plutôt, c’est nettement moins bien. En attendant de faire fondre comme neige au soleil les inégalités et d’obtenir plus de prestations sociales, les Françaises misent sur l’avenir et conjuguent carrière, vie sentimentale et vie familiale. Oui mais quelle vie familiale ? 50% des enfants naissent hors mariage, les couples se forment sans passer devant Monsieur le maire. Ils préfèrent souvent aller se pacser devant le tribunal que de faire bénir leur union dans un lieu de culte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Discriminée mais déterminée et vigilante, la Française vit la lutte au cœur.  Et ça lui réussit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Maryse Wolinski&lt;/a&gt;
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<title>Femme en France, l'état de grâce est pour demain (II)</title>
<link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2009/03/12/femme-en-france-l-etat-de-grace-est-pour-demain-ii.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>
<category>Point de vue</category>
<pubDate>Thu, 12 Mar 2009 11:55:00 +0100</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/02/00/618255770.jpg&quot; id=&quot;media-328818&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;chargesheimer.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;A force de combats, les lois évoluent mais les esprits stagnent. L’égalité est toujours pour demain. Si le féminisme n’est pas mort, et connaît des réveils flamboyants avec la génération de la trentaine, - quelques jeunes romancières en tête de liste- le machisme, lui, continue de faire des adeptes. Harcèlement dans la vie professionnelle, violences physiques dans le couple : chaque année, 400 femmes meurent sous les coups de leur conjoint, ou encore violences verbales dans les rues. Les journaux regorgent de ce genre de faits divers. Et les femmes qui veulent contrer ces pratiques archaïques sont montrées du doigt et vouées aux gémonies. Quand Rachida Dati, ministre de la Justice, surnommée « l’Intrigante » par bien des journalistes, (mais combien d’intrigants se sont illustrés en politique) décide de faire un enfant « toute seule », cette histoire devient une affaire d’Etat. Il ne s’agit pas de défendre une personne controversée comme Rachida Dati,  mais de se poser des questions sur nos mentalités peu en conformité avec les lois de la République promulguant la liberté, l’égalité, la fraternité et l’évolution des mœurs. Ces mots finissent par ne plus rien signifier tant ils sont bafoués. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/01/00/1483286171.jpg&quot; id=&quot;media-328819&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;266.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Récemment une anecdote rieuse m’a été contée par une amie, l’écrivain Benoîte Groult. Se rendant au Québec, pour le salon du livre, par une compagnie aérienne bien française, elle est informée à son arrivée de la disparition de sa valise. En fait, celle-ci n’a pas quitté l’aéroport parisien. &lt;br /&gt;« Mais comment vais-je faire, questionne mon amie, mes affaires de toilettes sont dans ma valise puisque désormais, on ne peut rien avoir avec soi dans un avion ? »&lt;br /&gt;Il lui est alors offert une trousse dite de « secours ». Benoîte part donc vers son hôtel plus ou moins rassérénée et la trousse fourrée dans son sac. Au moment de la toilette du soir, voilà qu’elle ouvre la trousse et que découvre-t-elle comme contenu ? Une mousse à raser, un rasoir, quelques cotons tiges, un savon et un échantillon d’eau de toilettes pour homme ! L’hôtesse est-elle responsable d’une méprise ? A-t-elle offert à Benoîte une trousse pour hommes au lieu d’une trousse réservée aux femmes ? Non ! La compagnie aérienne n’a pas prévu que des femmes pouvaient elles aussi voyager pour leurs affaires. Le modèle « femme » de la trousse de secours n’existe pas. Benoîte n’a pas hésité, elle a pris sa plume acérée et a écrit au président de la compagnie : celui-ci ne lui a jamais répondu. Une lettre administrative lui est parvenue l’informant qu’on lui avait offert en échange quelques miles ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les mentalités masculines coincent, les femmes françaises, elles, continuent leur marche en avant. Le monde des affaires jouent encore la discrimination,  les femmes créent leurs propres entreprises. Elles imaginent des incubateurs, comme Paris-Pionnières, dont l’objectif est d’accompagner les projets portés par des femmes et de leur donner les moyens de leur ambition. Elles militent au sein de réseaux ou par le biais d’associations, telle Femmes Business Angels, sorte de tuteurs pour lancer les créations, les suivre dans leur cheminement, soutenir une aide financière, ou Femmes 3000, les femmes du troisième millénaire, dont la commission entreprise recueille les idées de femmes qui ne supportent plus de voir leur carrière entravée par le fameux « plafond de verre », cette frontière invisible qui, à compétences égales, les empêche de franchir les postes des conseils de direction et génère un grand écart entre les salaires des hommes et les leurs.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Maryse Wolinski&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;
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<title>Vers la fin du Planning Familial ?</title>
<link>http://marysewolinski.blogspirit.com/archive/2009/03/10/vers-la-fin-du-planning-familial.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Maryse WOLINSKI)</author>
<category>Point de vue</category>
<pubDate>Tue, 10 Mar 2009 09:29:00 +0100</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/02/00/282873324.jpg&quot; id=&quot;media-328764&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;6a00e553a78b5688340111683b4c69970c-800wi.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;L’annonce de la baisse des subventions étatiques pourraient entraîner la fermeture d’un tiers des quelque 70 associations départementales du Mouvement français du Planning Familial.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment est-il possible de voir une telle institution qu’est le Planning Familial annoncer que ses portes vont fermer ? Comment ne pas crier au scandale ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/01/00/574137576.jpg&quot; id=&quot;media-328771&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;145eee23bd.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Un peu d’histoire :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut remonter en 1956 pour comprendre les prémisses du planning familial. En 1956, l’association « Maternité heureuse » se crée. Elle a pour principal objectif de proposer la contraception en France et de faire modifier la loi de 1920 qui l'interdit et ainsi de limiter le nombre d’avortement clandestin. Quatre ans plus tard, le nom de l’association est modifié, au cours d’une assemblée générale. Désormais apparaît le sous-titre &quot;Mouvement français pour le Planning Familial &quot;. En 1961, dans l’illégalité la plus totale, les premiers centres d’accueil s’ouvrent au public. Chacun de ces centres révèlent l’étendue de l’ignorance concernant les comportements et les pratiques sexuels. En 1971, le planning familial est agrée mouvement d’éducation populaire. Chaque lieu d’accueil est plus qu’une nécessité, c’est un lieu de santé publique. A l’issue du Congrès de 1973, le planning décide de pratiquer illégalement des interruptions de grossesse pour créer un état de fait face à l'inertie générale persistante. Cinq ans après le vote de la loi autorisant la contraception, les décrets d'application paraissent enfin au Journal Officiel. &lt;br /&gt;L’histoire du Planning Familial va de paire avec l’histoire du droit des femmes. Il est le lieu des libertés difficilement acquises. Depuis 1956, il symbolise les luttes en proposant une &quot;qualité d'écoute et de transmission générationnelle de femmes&quot;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fin de subventions : &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’annonce de la réduction de 42% du montant au conseil conjugal et familial, le 29 janvier dernier, le planning Familial a mis en place une pétition pour &quot;défendre le droit à l'information, à l'éducation à la sexualité pour tous&quot;. Réaffirmant ainsi sa mission de service public (qu’il exerce depuis plus de cinquante ans), il montre que plus d’un tiers de ses associations vont devoir fermer et qu’en 2010, l'enveloppe budgétaire sera purement et simplement supprimée. Quels seront les impacts d’une telle décision ? Comment une telle chose peut-elle se produire envers une mission pour le service public ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/02/02/2034311589.jpg&quot; id=&quot;media-328765&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;medium_anatole_bachelot.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le financement de l'Etat couvre à peine un tiers du coût réel de l'activité des établissements d'information de consultation et de conseil familial (EICCF). En 2007, la somme allouée représentait seulement 1,3 million d'euros. &quot;Cette subvention reste une aide pour le fonctionnement des associations, précise Geneviève Courand, trésorière au Planning Familial, mais n'est pas suffisante&quot;.&lt;br /&gt;Chaque association touche 8 euros par heure de permanence. L'enveloppe 2009 est calculée en fonction de ce volume horaire de travail effectué en 2008. Ce qui n'est guère rassurant pour le paiement des salaires des conseillers conjugaux en 2010. &quot;Est-ce ainsi que l'Etat conçoit sa mission de service public ?&quot;, s'indigne Françoise Laurant, présidente du Planning familial. N’est-ce pas, en effet, le rôle de l’Etat que de veiller (depuis les décrets d'application de la loi Neuwirth en 1967), sur l'éducation à la vie, au droit à la sexualité pour toutes les femmes, en aidant financièrement les associations agréées ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://marysewolinski.blogspirit.com/media/01/00/802179859.jpg&quot; id=&quot;media-328766&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;les-bureaux-de-dieu_calire-simon_081113113221.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;En 2008, Claire Simon a sorti le film les bureaux de Dieu. Au cœur de ces bureaux du planning familial, nous suivons les histoires croisées de ces femmes (jeunes et moins jeunes), des conseillères également. Chacune donne les informations nécessaires pour vivre une liberté sexuelle.  Sexualité, IVG, contraception, violences, tous les thèmes sont abordés par les conseillères du planning. Dans les bureaux de Dieu : on rit, on pleure, on est débordées. On y danse, on y fume sur le balcon, on y vient, incognito, dire son histoire ordinaire ou hallucinante.&lt;br /&gt;Quelque 420 salariés sont mobilisés sur &quot;l'information, l'accueil, l'écoute, l'éducation à la sexualité&quot; et reçoivent environ 450 000 personnes chaque année. Une mission sur la contraception que la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot jugeait encore prioritaire en 2007. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.planning-familial.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Accédez au site du Planning Familial en cliquant ici ! &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth/?petition=6&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Signez la pétition en cliquant là !&lt;/a&gt;
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