24.02.2008

Femmes dans l'art

Une autre façon de voir les femmes... Dans l'histoire de l'art

23.02.2008

Les femmes au Cinéma

Un clin d'oeil en vidéo sur les femmes qui ont fait le cinéma...

01.02.2008

Olympe de Gouges

b64be1d2f87234d16a9397c4820f44a9.jpg Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique et polémiste. Auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l'abolition de l'esclavage des Noirs.

Elle fut l’ardente avocate de l’émancipation de la femme, et le témoin engagé de la Révolution française au travers de ses pièces de théâtre, des écrits littéraires et autres libellés politiques.

Ce n’est qu’à partir de la Révolution qu’elle va montrer à quel point elle est en avance sur son temps. Elle est en effet, avec Théroigne de Méricourt et Claire Lacombe l’une des premières féministes.

Auteur, en septembre 1791, " de la déclaration des Droits de la Femme et de la citoyenneté ", elle a su faire preuve d’un réel courage dans l’affirmation de ses idées, de ses prises de position face aux événements révolutionnaires et cela lui a valu de périr sur la guillotine, le 3 novembre 1793.

« Préambule : Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes moeurs, et au bonheur de tous.

En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.

Article I : La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article II : Le but de toute association politique est là imprescriptible de la Femme et de l’Homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et surtout la résistance à l’oppression. »


Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes, pour l'humanisme en général, et l'importance du rôle qu'elle a joué dans l'histoire des idées.

29.01.2008

Femmes & Histoire...

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Cela fait longtemps que je tenais à dresser une rubrique "femmes & histoire". Les femmes sont, encore trop souvent, plongées dans les coulisses de l'histoire. Pourtant, elles ont toujours été là, elles ont travaillé, opéré des révoltes, fait des découvertes depuis la nuit des temps. Aujourd'hui il faut continuer et rendre visible celles qui ont fait ou font l'histoire. Dans cette rubrique, je vais tenter de vous présenter un grand nombre de ces femmes : Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt, Maria Deraisme,Claire Lacombe, Mary Wollstonecraft, Flora Tristan, Claire Démar, Annie Besant, Clara Zetkin, Emmeline Pankhurst, Gertrude Stein, Virginia Woolf, Alexandra Kollontaï, Rosa Luxembourg, Simone Weil, Simone Veil, Gisèle Halimi, Geneviève Fraisse, Christine Delphy, Florence Montreynaud, Yvette Roudy, Louise Weiss, Danièle Casanova...
Dans Charlie Mensuel, journal publié dans les années 70, j'avais écrit toute une série de portraits de femmes, dont Olympe, alors qu'à l'époque, personne encore ne travaillait encore sur le sujet. Aujourd'hui les analyses, les essais sur l'histoire des femmes prolifèrent, mais qui connaît les femmes dans l'histoire ?
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14.01.2008

Simone de Beauvoir aurait cent ans aujourd’hui

7b57f9cf31c385dfddbcc968b0313c0d.jpg Un colloque de trois jours, qui a réuni spécialistes de la question féministe, journalistes culturels du monde entier et fans, lui a été consacré. Un colloque très suivi par la presse… étrangère, mais ignoré de notre presse française. En effet, en dehors du communiqué de presse publié par l’ensemble des journaux quelques jours avant le colloque, aucun commentaire, pour l’heure, n’a alimenté les pages de nos quotidiens. En revanche, la photo d’une Simone de Beauvoir nue dans la salle de bains de Nelson Algren et nouant ses cheveux en chignon, utilisée scandaleusement par Le Nouvel Observateur pour vendre son numéro consacré à Beauvoir, a été reprise par Le Monde 2, dans ses pages « archives ». La veille, au colloque, Josyane Savigneau, journaliste au Monde, s’était plainte du mauvais traitement d’un commentaire que Geneviève Brisac avait envoyé à son journal, commentaire destiné aux pages Forum et qui avait été publié dans le courrier des lecteurs ! Sans doute, Josyane, qui avait parlé de ces pages « archives » en fabrication, n’était-elle pas informée de la parution de cette photo. Le Deuxième sexe a été publié en 1949, cinquante-neuf ans plus tard, nous en sommes encore là !
J’ajouterai que si la photo a été retouchée à la Une de l’Obs, elle ne l’a pas été par Le Monde. Pauvre Simone, elle doit se retourner dans sa tombe. Mais qui a vendu la photo ? Sans doute pas Sylvie Le Bon-de Beauvoir, sa fille adoptive. On ne pourrait pas le croire.


En 1949 donc, Simone de Beauvoir obtient la consécration en publiant Le Deuxième Sexe. Le livre se vend à plus de 20 000 exemplaires dès la première semaine, occasionne la publication des articles contradictoires de Armand Hoog (contre) et de Francine Bloch (pour) dans la revue La Nef, et fait scandale au point que le Vatican le mette à l'index. François Mauriac, l'ennemi de toujours, écrira aux Temps modernes , la revue fondée entre autres par Sartre et Beauvoir : « A présent, je sais tout sur le vagin de votre patronne ».
9c7067946e23844a9effadedcd3c9b44.jpg Beauvoir devient la figure de proue du féminisme en décrivant une société qui maintient la femme dans une situation d'infériorité. Son analyse de la condition féminine à travers les mythes, les civilisations, les religions, l'anatomie et les traditions fait scandale, et tout particulièrement le chapitre où elle parle de la maternité et de l'avortement, assimilé à un homicide à cette époque. Quant au mariage, elle le considère comme une institution bourgeoise aussi répugnante que la prostitution lorsque la femme est sous la domination de son mari et ne peut en échapper. Le deuxième siècle devient la bible des femmes qui feront 68 et militeront dans les années soixante-dix pour la conquête d’une liberté pas encore vraiment acquise.

En 1954, elle obtient le prix Goncourt pour Les Mandarins et devient l'une des auteures les plus lues dans le monde. Ce roman qui traite de l'après-guerre met en lumière sa relation avec Nelson Algren, toujours à travers des personnages imaginaires. Algren ne peut pas supporter le lien qui unit Beauvoir à Sartre, celle-ci ne pouvant y mettre un terme, ils décident de rompre. Entre temps, ils se sont écrits 300 lettres qui seront publiées après sa mort.

À partir de 1958, elle entreprend son autobiographie où elle décrit son milieu bourgeois, les préjugés et les traditions avilissantes, les efforts pour en sortir en dépit de sa condition de femme. Elle décrit aussi sa relation avec Sartre en la qualifiant de totale réussite. Pourtant, bien que la relation qui les unit soit toujours aussi passionnée, ils ne sont plus un couple au sens propre du terme, et ce depuis longtemps, même si Beauvoir laisse entendre le contraire à ses lecteurs.

En 1964, elle publie Une mort très douce qui retrace la mort de sa mère. D'après Sartre, c'est son meilleur écrit. Le thème de l'acharnement thérapeutique et de l'euthanasie y sont évoqués à travers des lignes poignantes d'émotion. Dans cette épreuve de deuil, elle est soutenue par une jeune fille dont elle a fait la connaissance à la même époque : Sylvie Le Bon, une jeune étudiante en philosophie. La relation qui unit les deux femmes est obscure : relation « mère-fille », « amicale », ou « amoureuse »... Simone de Beauvoir déclare dans Tout compte fait, son quatrième tome autobiographique, que cette relation est semblable à celle qui l'unissait à Zaza cinquante ans plus tôt. Sylvie Le Bon devient sa fille adoptive et héritière de son œuvre littéraire et de l'ensemble de ses biens.

L'influence de Beauvoir, associée à Gisèle Halimi et Elisabeth Badinter, a été décisive pour obtenir la reconnaissance des tortures infligées aux femmes lors de la guerre d'Algérie et le droit à l'avortement. Elle est à l'origine du Manifeste des 343. Avec Gisèle Halimi, elle a cofondé le mouvement Choisir, dont le rôle a été déterminant pour la légalisation de l'Interruption volontaire de grossesse. Beauvoir ne s’est pas contentée d’apporter son soutien à la cause des femmes uniquement par l’écriture, elle a souvent été sur le terrain, auprès des militantes. Et elle s’est toujours définie comme une « féministe au quotidien ».


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