05.07.2009

Du Maître d’Amour, encore et toujours

1121945274.jpgSalle comble tous les soirs et enthousiasme des spectateurs devant ce spectacle « OVNI » qui mixte extraits du roman éponyme, monologues sur l’écriture et la « cuisine » très personnelle de la naissance d’une histoire qui devient roman, écrits par le dramaturge Claude-Henri Buffard et moi-même, et bien sûr la chorégraphie imaginative et sensuelle de Jean-Claude Gallotta. Sans oublier mes complices, les huit danseurs exceptionnels de la Compagnie.

Mais chaque soir, il y avait aussi un personnage qui jouait un rôle important : c’était la costumière. La journée durant, dans son atelier, elle coud, répare, repasse les costumes de chacun. Dans la demie-heure qui précède la représentation, les danseurs envahissent la pièce : encore un ourlet à faire, une manche à remonter, une poche à recoudre… La costumière est aux petits soins, costumière et nounou à la fois. Je dis « la costumière », mais je devrais dire « les costumières », car elles étaient trois, se relayant : Marion et Anne, une équipe soudée depuis plus de vingt ans, et Camille, formée par Marion dans ses ateliers d’insertion. Les trois ont su me donner confiance, m’apporter tendresse et bonheur. Avant d’entrer sur scène, j’avais besoin qu’elles vérifient ma robe, mon maquillage, ma coiffure. J’avais aussi besoin de leurs baisers et de leurs mains  autour de mon cou.

Dans l’Atelier, situé dans le couloir central qui conduit aux loges, sur des étagères, sont empilées des boîtes au contenu correspondant aux différentes pièces créées par Gallotta. Boutons, culottes, rubans, ceintures, blouses… et en ligne, au dessus d’un grand miroir : les chaussures des danseuses et des danseurs : talons de toutes hauteurs et de toutes couleurs. Face au miroir, sont pliées des coupes de tissus dans lesquelles, Marion choisira les prochains modèles de costumes.

Pour moi, Marion et Anne ont inventé une culotte-micros : de la dentelle noire gainante sur laquelle elles ont cousu deux poches pour glisser les boitiers. Le tout recouvert d’une mousse pour adoucir les angles et répartir les fils des deux micros scratchés au décolleté de ma robe.

... À suivre l'interview deMarion Mercier

Commentaires

suis d´accord

Ecrit par : emule | 09.07.2009

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