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27.02.2008
La mère qui voulait être femme
En exclusivité pour le blog, voici quelques informations sur mon dernier roman à paraître en ce début mars aux édition du Seuil !
Trois femmes : Marta, Cécile, Esther. Trois générations soudées malgré elles par un secret de famille.
Marta, la grand-mère, fut une violoniste de renom qui sombre, au seuil de ses quatre-vingt-dix ans, dans le repli sur soi. Sa vie fut ternie par plusieurs drames : la perte d’un père adoré dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, un mariage à contretemps, une fille qu'elle ne voulait pas attendre.
Cécile, sa fille, tout amour pour sa mère, souffre de ne jamais avoir eu le même amour en retour. Elle passe à côté de la vie, paralysée par ce rapport névrotique à une mère implacable.
Esther, la petite-fille trentenaire, vit une sorte de colère non dénuée d’amour face à une mère incapable de s’émanciper, et entretient avec sa grand-mère une complicité fondée sur la passion de la musique.
Le récit se déroule tout au long d’une journée particulière, celle des 90 ans de Marta. Heure après heure, à l’approche de la réception qui sera donnée en son honneur, les trois femmes se souviennent, et ces souvenirs enchevêtrés révèlent progressivement la trame du destin de trois existences perverties par un secret.
Sur un schéma littéraire classique, j'ai écrit un roman familial dont les personnages sont ancrés dans l'histoire contemporaine.
" Justesse de ton, économie de moyens, classicisme de la forme, probablement un des romans les plus réussis de Maryse Wolinski", dit mon éditeur.
Maryse Wolinski, la mère qui voulait être femme, éd. Seuil, mars 2008
ISBN : 2020975785
22:20 Publié dans Mes publications... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Maryse Wolinski, littérature, femmes, histoire, actualité, journalisme, politique
26.02.2008
Quelques portraits
Retrouvez dans un album, les photographies réalisées par Philippe Matsas. Découvrez ainsi mon lieu de travail, ma bibliothèque, lieu de vie, de réflexion...
23:00 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, portraits, Maryse Wolinski, Philippe Matsas, actualité, littérature, journalisme
Cinquième de couverture
Maryse Wolinski est journaliste, auteur de livres pour enfant, de romans (La femme qui aimait les hommes, La chambre d'amour, La tragédie du bonheur, etc.), de livres-documents (Si tu veux maigrir, mange !, Nous serons toujours jeunes et beaux, etc.) et de récit (Chambre à part). Elle a aussi écrit des paroles de chanson et des scénarii de séries télévisées.
Son nouveau roman, La Mère qui voulait être femme, sortira le 6 mars prochain aux éditions du Seuil.
Et Maryse Wolinski est aussi une dévoreuse de livres, qui a un blog où elle parle de ses écrits mais aussi de ses lectures ! Et elle vient de lancer une nouvelle rubrique, Femmes & Histoire, où elle nous parle de ces femmes qui ont fait ou font l'Histoire.
Etes-vous une "grosse" lectrice ?
Je suis une "grosse" lectrice depuis mon enfance. J'estime avoir appris plus à travers les personnages des grands romans de mon enfance qu'à travers mon expérience familiale. Et ma vie professionnelle a fait que je le suis devenue de plus en plus. J'écris donc je lis.
Comment choisissez-vous vos lectures ?
Il y a un certain nombre d'auteurs que je suis régulièrement. J'en découvre d'autres à travers les lectures de mes amis ou bien les conseils de personnes avec lesquelles je travaille. Ainsi, dernièrement, ma directrice littéraire, Catherine Nabokov, m'a fait découvrir le très beau roman du suédois Enquist : Blanche et Marie. Je lis encore les critiques des suppléments littéraires.
Avez-vous un auteur ou un livre culte ?
J'ai plusieurs livres que je lis et relis souvent. Sont-ils des livres culte? Le Rivage des Scythes de Julien Gracq, les 3 tomes des Chemins de la Liberté de Sartre et La Nausée, le Cours de philosophie en six heures un quart de Witold Gombrowicz, Alain de Botton et sa Petite philosophie de l'amour, enfin, depuis plus récemment, le chef d'oeuvre de Pierre Michon: Le roi vient quand il veut. Et j'oublie Thérèse Desqueyroux, ce très grand Mauriac.
Quel est votre dernier coup de coeur littéraire ?
Pierre Michon: Le roi vient quand il veut et Paul Orlof Enquist: Blanche et Marie. Mais aussi Belle-soeur de Patrick Besson.
Comment lisez-vous ?
Je lis à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Selon mon temps de travail. A mon bureau,, dans un fauteuil, dans mon lit, ou encore dans ma voiture entre deux rendez-vous.
Découvrez cette interview sur le site Cinquième de couverture, en cliquant là !
14:35 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Interview, Maryse Wolinski, littérature, actualité, journalisme, histoire, modernité
24.02.2008
Femmes dans l'art
Une autre façon de voir les femmes... Dans l'histoire de l'art
12:20 Publié dans Femmes & Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Femmes, peinture, histoire, art, Maryse Wolinski, politique, engagement
23.02.2008
Les femmes au Cinéma
Un clin d'oeil en vidéo sur les femmes qui ont fait le cinéma...
12:21 Publié dans Femmes & Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Femmes, cinéma, histoire, art, Maryse Wolinski, politique, engagement
09.02.2008
Penthésilée : Foudre d’amour
Choisit-on d’aimer ? L’amour comme le désir s’abattent sur nous comme les virus les plus dangereux. Je ne partage pas l’idée de Julien Gracq, pour lequel j’ai toujours eu une grande admiration, de déclarer dans une sublime préface à l’œuvre de Heinrich von Kleist, Penthésilée, que cette pièce ne signifie rien avec précision et que "l’on perdrait son temps à cerner son message". Kleist s’affronte, ici, au drame de cette foudre d’amour. Qu’advient-il lorsque l’on tombe amoureux ? Que pouvons-nous faire par amour et peut-on mourir d’amour ?
Chez Kleist, c’est Achille qui meurt d’amour. Dans la mythologie rapportée par Homère, c’est Penthésilée. Insolite audace de l’auteur allemand. Ce qui fait, pour moi, que le chef d’œuvre de Kleist est des plus contemporains, même s’il a été écrit en plein dix-neuvième siècle romantique.
Qui est Penthésilée ? La toute jeune reine des Amazones, ces femmes qui ont fondé un état de femmes et érigé des lois les protégeant des hommes, après avoir été envahies par l’armée du roi éthiopien Vexoris, avoir vu exterminer leurs hommes, avoir été elles-mêmes violées. Pour maîtriser la puissance de l’arc, elles ont mutilé leur sein droit. Mythe sublime.
Sur fond de guerre de Troie, le champ de bataille oppose les Grecs aux Troyens. Les Amazones, elles, préparent « la fête sacrée des roses », celle où, après avoir capturé les guerriers les plus valeureux, elles pourront se reproduire, avec toutefois l’interdiction et de les choisir et de tomber amoureuses. C’est justement sur le champ de bataille que Penthésilée, l’arc bandé, rencontre Achille. Tandis qu’ils combattent, tous deux sont assiégés par une passion folle qui ne doit pas rester impossible. Le vainqueur est Achille, ce que Penthésilée ne peut savoir, s’étant évanouie après une chute de cheval. Déesse mais aussi femme en conflit avec elle-même, Penthésilée veut aimer sans remettre en question les règles des Amazones. Elle veut Achille, elle ne se regardera pas souffrir, elle l’aura. De son côté, Achille, atteint par une rafale de passion, joue le captif, et ira, lui aussi, jusqu’où son cœur le conduira. Envers et contre leurs camps respectifs, les deux amants ont soif d’absolu. Le champ de bataille est tel un lit bouleversé où se joue le duel inexpiable de l’amour. Quand Penthésilée découvre la supercherie d’Achille, elle le tue. La mort devient amie de l’amour. Elle sera délivrance. Les sentiments amoureux ne sont que tourments.
Le texte magnifique de Kleist, qui dit beaucoup de son auteur dont on sait qu’il tua la femme aimée avant de se suicider, traduit ici par Ruth Orthmann et Eloi Recoing, est servi par les acteurs généreux de la Comédie française. Léonie Simaga joue une Penthésilée en proie à une délirante et déchirante passion. Juste à mon goût, un peu trop mélo, mais néanmoins, elle sait entraîner le spectateur dans ce que Gracq a qualifié « d’immense coucher de soleil sanglant ».
Penthésilée, à la Comédie Française, salle Richelieu, jusqu’au 1er juin.
23:50 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Théâtre, Comédie Française, Maryse Wolinski, littérature, journalisme, culture
01.02.2008
Olympe de Gouges
Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique et polémiste. Auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l'abolition de l'esclavage des Noirs.
Elle fut l’ardente avocate de l’émancipation de la femme, et le témoin engagé de la Révolution française au travers de ses pièces de théâtre, des écrits littéraires et autres libellés politiques.
Ce n’est qu’à partir de la Révolution qu’elle va montrer à quel point elle est en avance sur son temps. Elle est en effet, avec Théroigne de Méricourt et Claire Lacombe l’une des premières féministes.
Auteur, en septembre 1791, " de la déclaration des Droits de la Femme et de la citoyenneté ", elle a su faire preuve d’un réel courage dans l’affirmation de ses idées, de ses prises de position face aux événements révolutionnaires et cela lui a valu de périr sur la guillotine, le 3 novembre 1793.
« Préambule : Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes moeurs, et au bonheur de tous.
En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.
Article I : La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
Article II : Le but de toute association politique est là imprescriptible de la Femme et de l’Homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et surtout la résistance à l’oppression. »
Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes, pour l'humanisme en général, et l'importance du rôle qu'elle a joué dans l'histoire des idées.
21:20 Publié dans Femmes & Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes, histoire, politique, féminisme, Maryse Wolinski, star, actualités







