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29.01.2008
Femmes & Histoire...
Cela fait longtemps que je tenais à dresser une rubrique "femmes & histoire". Les femmes sont, encore trop souvent, plongées dans les coulisses de l'histoire. Pourtant, elles ont toujours été là, elles ont travaillé, opéré des révoltes, fait des découvertes depuis la nuit des temps. Aujourd'hui il faut continuer et rendre visible celles qui ont fait ou font l'histoire. Dans cette rubrique, je vais tenter de vous présenter un grand nombre de ces femmes : Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt, Maria Deraisme,Claire Lacombe, Mary Wollstonecraft, Flora Tristan, Claire Démar, Annie Besant, Clara Zetkin, Emmeline Pankhurst, Gertrude Stein, Virginia Woolf, Alexandra Kollontaï, Rosa Luxembourg, Simone Weil, Simone Veil, Gisèle Halimi, Geneviève Fraisse, Christine Delphy, Florence Montreynaud, Yvette Roudy, Louise Weiss, Danièle Casanova...
Dans Charlie Mensuel, journal publié dans les années 70, j'avais écrit toute une série de portraits de femmes, dont Olympe, alors qu'à l'époque, personne encore ne travaillait encore sur le sujet. Aujourd'hui les analyses, les essais sur l'histoire des femmes prolifèrent, mais qui connaît les femmes dans l'histoire ?


21:20 Publié dans Femmes & Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes, histoire, politique, féminisme, Maryse Wolinski, star, actualités
22.01.2008
Carlos
Toutes les pendules se démantibulent… Papa Carlos fait à présent sa Divine sieste… Plus de réveil quand il faut qu’il se réveille… Elsa, la croqueuse de bonbons a grandi et du fond de la galaxie, elle se rappelle du ministre des Bananas, de Ricardo Siesto, de Carlus et de Jo l’Enfer.
Tous, nous nous souvenons de cette belle collaboration sur le film tourné pour France 3 et adapté de La Divine sieste de papa, le livre pour enfants que j’avais publié dans les années 80.
19:50 Publié dans Hommage(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Actualités, Carlos, Maryse Wolinski, collaboration, ami, travail
15.01.2008
Émilie Devienne, Être femme sans être mère
Émilie Devienne, Être femme sans être mère : Le choix de ne pas avoir d'enfant, éd. Robert Laffont, 18 euros
Voici un livre qui mérite que nous nous y attardons.
Aujourd’hui, la volonté de ne pas avoir d’enfant s’affiche plus librement et de façon plus massive, allant à l’encontre d’une autre tendance forte qui consiste à vouloir un enfant à tout prix. Une Anglaise sur quatre déclare ne pas vouloir d’enfant ; 7% des Canadiens de vingt à trente-quatre ans n’ont pas l’intention d’en avoir ; aux États-Unis, on parle de quatorze millions d’Américains qui refuseraient d’être parents ; la France non plus n’échappe pas à ce phénomène…
Émilie Devienne, elle-même sans enfants, a enquêté sur les motivations profondes de celles qui décident qu’il est possible d’être femme sans être mère et de s’inscrire autrement dans la lignée humaine. Pourquoi et comment ces femmes échappent-elles au désir d’enfant? Comment réagissent leurs partenaires et en quoi ce choix transforme-t-il leur rapport aux autres ? Que cherchent-elles? Comment affirment-elles leur droit à la différence ?
Revendiquant leur choix, malgré la pression sociale et familiale, ces femmes nous rappellent qu’on ne peut déduire le désir d’enfant à une question d’instinct et d’horloge biologique.
Elles ne sont pas égoïstes, immatures, ou noyées dans leurs problèmes… qu’elles aient décidé de privilégier leur carrière ou de ne pas prendre le risque de fragiliser leur histoire d’amour, qu’elles considèrent l’avenir comme trop incertain ou qu’elles aspirent à un autre équilibre, leur décision est mûrement réfléchie et assumée.
Personnellement, j’ai choisi un autre projet de vie en mettant au monde un enfant. Projet à côté duquel j’aurais pu passer si je n’avais pas trouvé dans ma corbeille de mariage deux petites filles à élever. L’expérience m’a paru si enrichissante que j’ai décidé de faire un enfant, moi qui avais décidé de faire carrière... Mère et belle-mère à la fois. Une alchimie vacillante qui a connu ses moments de gloire mais aussi ses grands désespoirs.
Voir l’article de Martin Winckler sur ce sujet, cliquez ici !
Lire l’article du NouvelObs sur « Un modèle d’un autre âge » en cliquant là !
12:10 Publié dans Le livre de la semaine | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Maryse Wolinski, actualités, édition, maison d'édition, journalisme, écriture
14.01.2008
Simone de Beauvoir aurait cent ans aujourd’hui
Un colloque de trois jours, qui a réuni spécialistes de la question féministe, journalistes culturels du monde entier et fans, lui a été consacré. Un colloque très suivi par la presse… étrangère, mais ignoré de notre presse française. En effet, en dehors du communiqué de presse publié par l’ensemble des journaux quelques jours avant le colloque, aucun commentaire, pour l’heure, n’a alimenté les pages de nos quotidiens. En revanche, la photo d’une Simone de Beauvoir nue dans la salle de bains de Nelson Algren et nouant ses cheveux en chignon, utilisée scandaleusement par Le Nouvel Observateur pour vendre son numéro consacré à Beauvoir, a été reprise par Le Monde 2, dans ses pages « archives ». La veille, au colloque, Josyane Savigneau, journaliste au Monde, s’était plainte du mauvais traitement d’un commentaire que Geneviève Brisac avait envoyé à son journal, commentaire destiné aux pages Forum et qui avait été publié dans le courrier des lecteurs ! Sans doute, Josyane, qui avait parlé de ces pages « archives » en fabrication, n’était-elle pas informée de la parution de cette photo. Le Deuxième sexe a été publié en 1949, cinquante-neuf ans plus tard, nous en sommes encore là !
J’ajouterai que si la photo a été retouchée à la Une de l’Obs, elle ne l’a pas été par Le Monde. Pauvre Simone, elle doit se retourner dans sa tombe. Mais qui a vendu la photo ? Sans doute pas Sylvie Le Bon-de Beauvoir, sa fille adoptive. On ne pourrait pas le croire.
En 1949 donc, Simone de Beauvoir obtient la consécration en publiant Le Deuxième Sexe. Le livre se vend à plus de 20 000 exemplaires dès la première semaine, occasionne la publication des articles contradictoires de Armand Hoog (contre) et de Francine Bloch (pour) dans la revue La Nef, et fait scandale au point que le Vatican le mette à l'index. François Mauriac, l'ennemi de toujours, écrira aux Temps modernes , la revue fondée entre autres par Sartre et Beauvoir : « A présent, je sais tout sur le vagin de votre patronne ».
Beauvoir devient la figure de proue du féminisme en décrivant une société qui maintient la femme dans une situation d'infériorité. Son analyse de la condition féminine à travers les mythes, les civilisations, les religions, l'anatomie et les traditions fait scandale, et tout particulièrement le chapitre où elle parle de la maternité et de l'avortement, assimilé à un homicide à cette époque. Quant au mariage, elle le considère comme une institution bourgeoise aussi répugnante que la prostitution lorsque la femme est sous la domination de son mari et ne peut en échapper. Le deuxième siècle devient la bible des femmes qui feront 68 et militeront dans les années soixante-dix pour la conquête d’une liberté pas encore vraiment acquise.
En 1954, elle obtient le prix Goncourt pour Les Mandarins et devient l'une des auteures les plus lues dans le monde. Ce roman qui traite de l'après-guerre met en lumière sa relation avec Nelson Algren, toujours à travers des personnages imaginaires. Algren ne peut pas supporter le lien qui unit Beauvoir à Sartre, celle-ci ne pouvant y mettre un terme, ils décident de rompre. Entre temps, ils se sont écrits 300 lettres qui seront publiées après sa mort.
À partir de 1958, elle entreprend son autobiographie où elle décrit son milieu bourgeois, les préjugés et les traditions avilissantes, les efforts pour en sortir en dépit de sa condition de femme. Elle décrit aussi sa relation avec Sartre en la qualifiant de totale réussite. Pourtant, bien que la relation qui les unit soit toujours aussi passionnée, ils ne sont plus un couple au sens propre du terme, et ce depuis longtemps, même si Beauvoir laisse entendre le contraire à ses lecteurs.
En 1964, elle publie Une mort très douce qui retrace la mort de sa mère. D'après Sartre, c'est son meilleur écrit. Le thème de l'acharnement thérapeutique et de l'euthanasie y sont évoqués à travers des lignes poignantes d'émotion. Dans cette épreuve de deuil, elle est soutenue par une jeune fille dont elle a fait la connaissance à la même époque : Sylvie Le Bon, une jeune étudiante en philosophie. La relation qui unit les deux femmes est obscure : relation « mère-fille », « amicale », ou « amoureuse »... Simone de Beauvoir déclare dans Tout compte fait, son quatrième tome autobiographique, que cette relation est semblable à celle qui l'unissait à Zaza cinquante ans plus tôt. Sylvie Le Bon devient sa fille adoptive et héritière de son œuvre littéraire et de l'ensemble de ses biens.
L'influence de Beauvoir, associée à Gisèle Halimi et Elisabeth Badinter, a été décisive pour obtenir la reconnaissance des tortures infligées aux femmes lors de la guerre d'Algérie et le droit à l'avortement. Elle est à l'origine du Manifeste des 343. Avec Gisèle Halimi, elle a cofondé le mouvement Choisir, dont le rôle a été déterminant pour la légalisation de l'Interruption volontaire de grossesse. Beauvoir ne s’est pas contentée d’apporter son soutien à la cause des femmes uniquement par l’écriture, elle a souvent été sur le terrain, auprès des militantes. Et elle s’est toujours définie comme une « féministe au quotidien ».
Découvrez-là en image !
11:45 Publié dans Femmes & Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Actualité, Maryse Wolinski, Simone de Beauvoir, colloque, femme, histoire, féminisme
11.01.2008
Per Olov Enquist, Blanche & Marie
Per Olov Enquist, Blanche & Marie, éd. Actes Sud, janvier 2006, 20 euros
Le livre a été publié il y a deux années, il n’était certes pas passé inaperçu, étant donné le talent de son auteur mais je n’avais pas eu l’occasion, le temps, l’opportunité… Travaillant sur mon prochain roman, en fait une biographie romancée, je me suis intéressée au travail réalisé par Enquist. Expérience très enrichissante. Alors, un conseil : ne passez pas à côté de ce livre : Blanche et Marie.
Nous sommes au début du XXéme siècle, entre l’hôpital de la Salpétrière où officie le professeur Charcot, grand spécialiste de l’hystérie des femmes, et le hangar qui sert de laboratoire à Marie Curie, déjà détentrice d’un premier prix Nobel. Blanche Wittman, célèbre patiente de Charcot, immortalisée par le tableau d’André Brouillet, la montrant en crise au cours d’une présentation publique de Charcot, sert de lien entre les personnages qui vont se croiser et fait monter la tension émotionnelle par ses propos ou ses écrits.
Justement, ces fameux propos et ces écrits, comme Le Livre des questions ou les Carnets, ont-ils existé ? Blanche a-t-elle été l’assistante de Marie ou encore a-t-elle assassiné Charcot, comme elle le prétend ? En fait, les réponses à ces questions ne nous intéressent pas. Le projet du roman n’est pas là, même s’il s’appuie sur des faits de l’Histoire et notamment le travail de Charcot à la Salpétrière, les découvertes de Marie Curie ou ses relations amoureuses avec Paul Langevin. Le projet est ailleurs, glissant de Blanche à Marie, deux femmes entre passion et recherche, surfant sur des sources historiques pointues en cherchant toujours à s’en éloigner, pour mieux entraîner le lecteur dans un vertige sans limite pour dire avant tout la nature de l’amour, tout aussi dangereuse, voire mortelle, que la matière radioactive qui brûle les mains de Marie.
Enquist, romancier, essayiste, dramaturge, auteur de plus d’une vingtaine de livres et autant de nouvelles et de pièces de théâtre, a réussi là, avec grand talent, une sorte de biographie romancée très originale, un livre qui ne se contente pas de raconter, mais qui cherche avant tout à pénétrer les âmes.
07:05 Publié dans Le livre de la semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Maryse Wolinski, actualités, édition, maison d'édition, journalisme, écriture
10.01.2008
Arrêt sur image...
Sans doute avez-vous vu ou perçu la "Une" du Nouvel Observateur consacré à Simone de Beauvoir. Pourquoi choisir de la montrer nue ? Est-ce là le sort de toutes les femmes ? Aujourd'hui, Sonia Bressler, s'est amusée à reconstituer une "Une". Elle nous montre à quel point nous sommes formatés...
Téléchargez ici la "Une" de la Nouvelle observatrice...
14:40 Publié dans Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Simone de Beauvoir, Sartre, Journalisme, Femme, Politique, Histoire, Féminisme
02.01.2008
Couverture de mon prochain livre...
Nouvelle année oblige !!! Voici le nouveau visuel de mon futur roman à paraître aux éditions du Seuil.
Le Seuil, donc, ma nouvelle maison d’édition où je publierai en mars 2008 mon prochain roman, après les tribulations racontées au cours des deux précédents épisodes.
Où en sommes-nous ? Le titre ? Il n’est peut-être pas encore tout à fait arrêté. Pour l’heure, le choix du plus grand nombre se porte sur La mère qui voulait être femme. L’illustration de jaquette de couverture ? Elle est élégante, comme la directrice artistique qui l’a pensée. Elle est sensuelle et pudique à la fois.
Pour la voir, téléchargez-là ici et n'oubliez pas de me laisser vos commentaires !Marysewolinski.pdf
14:25 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Maison d'édition, Seuil, LIttérature, Maryse Wolinski, engagement, roman







